Mohammed Hasan Alwan, lauréat du prix de littérature arabe

Cécile Mazin - 30.09.2015

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Mohammed Hasan Alwan - Fondation Lagardère - littérature arabe


Pour sa troisième édition, le Prix de la littérature arabe (doté de 10 000 €), créé par l’Institut du monde arabe et la Fondation Jean-Luc Lagardère, est décerné à Mohammed Hasan Alwan pour son roman Le castor (Seuil – février 2015). Traduit de l’arabe (Arabie Saoudite) par Stéphanie Dujols. 

 

 

 

Présidé par Pierre Leroy, co-gérant de Lagardère SCA, et composé d’éminentes personnalités du monde des médias, des arts et de la culture, ainsi que de spécialistes du monde arabe, le jury a élu, par une très forte majorité, le texte de Mohammed Hasan Alwan. 

 

Le lauréat explique : « Formidable passerelle entre les cultures, ce prix témoigne de la façon dont la littérature s’affranchit des frontières pour inviter écrivains et lecteurs à parcourir ensemble le chemin merveilleux qui les conduira vers des territoires communs. Toute mon enfance a été bercée par les grandes œuvres de la littérature française ; aussi, je suis très honoré que le français soit la première langue dans laquelle mes romans ont été traduits. Neuf mois se sont écoulés depuis la publication de la version française de mon livre. Une période mise à profit pour communiquer de manière inédite avec des lecteurs français passionnés qui n’ont pas hésité à me faire part de leurs impressions et à éclairer certains aspects d’un jour nouveau. 

 

Ces échanges riches d’idées et d’opinions influencent considérablement mon travail à présent que je me suis attelé à mon nouveau roman. Je me demande comment mes lecteurs français vont le recevoir. Grâce à ce prix, j’espère conquérir un public encore plus vaste et recueillir davantage de commentaires qui feront encore évoluer mon écriture. » 

 

Mohammed Hasan Alwan est né à Riyad en 1979 et vit aujourd’hui à Ottawa. Outre un recueil de nouvelles et un essai sur l’émigration, il a publié quatre romans : Saqf alKifâya (2002), Sophia (2004), Tawq at-tahâra (2007) et Al-Qundus (Le castor, 2011) tous parus chez Dar al Saqi à Beyrouth. Le castor, qui est le dernier en date – et le premier à être traduit en français –, lui a valu de figurer en 2013 parmi les six finalistes du Prix international de la fiction arabe. 

 

 

 

Le jury a également attribué une mention spéciale (dotée de 5000 €) à Ali al-Muqri pour son ouvrage Femme interdite (Éditions Liana Levi – mars 2015). Traduit de l’arabe (Yémen) par Khaled Osman et Ola Mehanna. Ali Al-Muqri, né en 1966 à Taizz, vit à Sanaa au Yémen. Il est l’auteur de nombreux articles parus dans les journaux progressistes, d’un essai remarqué sur l’alcool et l’islam et de trois romans. 

 

Le prix sera remis aux lauréats le 14 octobre 2015 par Jack Lang, Président de l’Institut du monde arabe, et Pierre Leroy, à l’occasion d’une cérémonie qui se tiendra en présence des lauréats et de personnalités de la culture et de la littérature. 

 


Pour approfondir

Editeur : Seuil
Genre : litterature...
Total pages : 368
Traducteur : stéphanie dujois
ISBN : 9782021114539

Le Castor

de Mohammed Hasan Alwan

Ghâleb, quadragénaire saoudien échoué sur les rives de la Willamette, à Portland, se retrouve un jour nez à nez avec une drôle de créature: un mammifère à queue plate dont il ignore le nom, mais qui lui rappelle singulièrement l’entourage qu’il a laissé derrière lui. Aussitôt, il est renvoyé à son passé familial et à ses échecs personnels. Né d’un premier mariage malheureux, Ghâleb a toujours été un étranger pour les siens. Sa relation clandestine avec Ghâda, une femme qu’il n’a pu épouser pour cause d’incompatibilité sociale entre familles, ne lui procure plus grand-chose, et il s’agirait pour lui de mettre fin à cette histoire impossible. Seul, en crise, il voudrait prendre un nouveau départ dans la vie. Mais comment? Ateliers de développement personnel, thérapie par la pêche, consommation effrénée d’alcool, sans parler des lettres qu’il adresse à son coiffeur de Riyad ou à un célèbre animateur de talk-shows, Ghâleb va tout tenter… dans le plus grand désordre. Roman familial, conte cruel et facétieux sur la crise de la quarantaine, récit sur l’immigration, Le Castor déplie avec jubilation les complexités de la société saoudienne et nous montre que, finalement, la zoologie est l’un des plus courts chemins pour comprendre l’homme. Mohammed Hasan Alwan est né à Riyad en 1979. Outre un recueil de nouvelles et un essai sur l’émigration, il a publié quatre romans. Le Castor, qui est le dernier en date – et le premier à être traduit en français –, lui a valu de figurer en 2013 parmi les six finalistes du Prix international de la fiction arabe. Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols

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