La littérature : une invitée régulière du débat politique

Clément Solym - 17.12.2009

Culture, Arts et Lettres - Expositions - hommes - politiques - culture


Si l’on en croit un récent article paru dans un quotidien suédois, la France occupe une place particulière quant à l’utilisation de la littérature dans le débat politique. Il est en effet de rigueur que les hommes politiques de l’hexagone aient une solide culture littéraire et plutôt classique. Même si l’actuel président de la République, se fait fort de mépriser La Princesse de Clèves, le fait même qu’il en parle revient à dire qu’on ne peut s’en passer.

Et dans son équipe, on trouve encore un agrégé, Xavier Darcos, qui continue de mener des recherches sur les auteurs grecs et latins. Cette culture classique était aussi chère à Georges Pompidou qui fut, en son temps, l’auteur d’une Anthologie de la poésie française, toujours disponible aux éditions du Livre de Poche. On le connaît aussi à présent pour le centre culturel qui porte son nom.

Que l’on interroge Edouard Balladur, en octobre dernier dans le quotidien Libération, ou encore Dominique de Villepin, la littérature vient rapidement sur le tapis. L’ancien premier ministre a, par ailleurs, même publié un livre sur la poésie, Eloge des voleurs de feu (2003, Gallimard).

Est-ce à dire que cette culture classique donne aux dirigeants français une plus grande pertinence dans leurs positions proprement politiques ? Difficile de l’affirmer avec certitude. Cependant, une connaissance aiguë du passé est toujours nécessaire pour une compréhension du présent et, a fortiori, pour une projection dans l’avenir.

L’article paru dans le quotidien suédois marquait une absence presque totale de références culturelles chez les dirigeants de la Suède. La culture n’occupe pas du tout une telle place dans le débat politique et la plupart des hommes politiques suédois serait dans l’incapacité de soutenir le débat avec leurs homologues français.

Une histoire de culture certes, mais aussi d’histoire… La France a toujours été reconnue comme le pays de la littérature par excellence et ses dirigeants ne font finalement que porter cette culture dont ils sont aussi les représentants.