Fleur Pellerin affirme son soutien aux festivals, y compris littéraires

Antoine Oury - 16.07.2015

Culture, Arts et Lettres - Salons - festival - Fleur Pellerin - littérature


Il y a quelques mois déjà, la clameur avait enflé : le ministère de la Culture réduisait drastiquement les budgets, et les festivals estivaux faisaient partie des premières victimes. Une « cartocrise », qui recense les « festivals, structures et associations supprimés/annulés depuis mars 2014 » avait eu un certain succès, en permettant de visualiser les dégâts supposés des restrictions budgétaires.

 

Fleur Pellerin - Salon du Livre de Paris 2015

Fleur Pellerin (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

La ministre de la Culture et de la Communication avait déjà tenté de calmer les critiques sur la politique de restriction budgétaire mise en place par le chef du gouvernement. Elle expliquait ainsi devant la presse que le nombre de festivals disparus n'était pas si éloigné du nombre de festivals créés : en somme, les disparitions étaient regrettables, mais s'expliquaient par des problèmes de trésorerie et de fréquentation, et non par des coupes budgétaires dans les aides allouées.

 

Devant le Conseil des Ministres, hier, Fleur Pellerin a présenté une communication qui met tout cela en forme : la question sera probablement posée cet été... « [E]n 2014, si le Centre national de la chanson, de la variété et du jazz a recensé la disparition de 51 festivals de musiques actuelles, il a également enregistré, dans le même temps, la création de 44 nouvelles manifestations », assure le communiqué.

 

Si les collectivités sont au cœur du financement et de l'organisation des manifestations, Fleur Pellerin rappelle quelques chiffres, qui portent notamment sur les manifestations liées au livre, comme Lire en Short : « De son côté, l’État apporte son concours à quelque 160 manifestations de spectacle vivant et à 400 manifestations littéraires pour un montant total de 23 millions d’euros. Compte tenu de la maturité des politiques culturelles des collectivités, l’État a poursuivi depuis 10 ans un objectif de concentration de sa présence financière dans les seuls festivals à dimension nationale et internationale, ou dans ceux qui développent une politique d'éducation artistique et culturelle de long terme. »

 

Même s'il n'y a aucun problème, la ministre a confié une mission à Pierre Cohen, qui devra « établir la réalité des problèmes rencontrés et [...] éclairer les pouvoirs publics sur les solutions qui peuvent être apportées ». Ses conclusions sont attendues pour le mois de septembre 2015.