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La Promesse de l'aube, avec Charlotte Gainsbourg : premiers pas

Clément Solym - 04.09.2017

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - cinéma roman adaptation - Romain Gary cinéma - Eric Barbier promesse aube


« Ce livre est d’inspiration autobiographique, mais ce n’est pas une autobiographie. » Romain Gary, pseudonyme de Romain Kacew, né à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances. C’est ce qu’il raconte dans La promesse de l’aube. 

 



 

Le réalisateur Eric Barbier sortira le 20 décembre prochain une adaptation de ce roman, avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg. Chose anecdotique, dans Un homme idéal, que l’on peut retrouver au cinéma, Pierre Niney qui campera l’écrivain dans la production d’Eric Barbier… cite justement Romain Gary.

 

Pauvre, « cosaque un peu tartare mâtiné de juif », il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940.

 

[Extraits] La promesse de l'aube de Romain Gary

 

Le narrateur raconte son enfance en Russie, en Pologne puis à Nice, le luxe et la pauvreté qu’il a connus tour à tour, son dur apprentissage d’aviateur, ses aventures de guerre en France, en Angleterre, en Éthiopie, en Syrie, en Afrique Équatoriale, il nous raconte surtout le grand amour que fut sa vie. 

 

Cette « promesse de l’aube » que l’auteur a choisie pour titre est une promesse dans les deux sens du mot : promesse que fait la vie au narrateur à travers une mère passionnée ; promesse qu’il fait tacitement à cette mère d’accomplir tout ce qu’elle attend de lui dans l’ordre de l’héroïsme et de la réalisation de lui-même. 

 

Le caractère de cette Russe chimérique, idéaliste, éprise de la France, mélange pittoresque de courage et d’étourderie, d’énergie indomptable et de légèreté, de sens des affaires et de crédulité, prend un relief extraordinaire. La suprême preuve d’amour qu’elle donne à son fils est à la hauteur de son cœur démesuré. 

 

Mais les enfants élevés par ces mères trop ferventes restent toujours, dit l’auteur, « frileux » de cœur et d’âme, et chargés d’une dette écrasante qu’ils se sentent incapables d’acquitter. 

 

Le vin des morts, l’inédit de Romain Gary - alors Roman Kacew
 

Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France — tous ces voyous ne savent pas qui tu es ! Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : – Alors, tu as honte de ta vieille mère ?

 

 

 

Romain GaryLa Promesse de l'aubeFolio Gallimard – 9782070363735 – 8,20 €


Pour approfondir

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La promesse de l'aube

de Romain Gary

Avec un dossier et des notes réalisés par Olivier Rocheteau, agrégé de lettres modernes, et une " lecture d'image " par Stéphanie Cochet. Recommandé pour les classes de collège.

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