La violence, de plus en plus présente chez James Bond

Clément Solym - 11.12.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - James Bond - Violence - Cinéma


En Nouvelle-Zélande, une équipe de chercheurs de l'université d'Otago a observé les actes de violence portés à l'écran sur 50 ans et à travers 22 épisodes de la série inspirée par l'oeuvre de Ian Fleming. Et il ressort de leur étude que, depuis James Bond contre Dr. No et jusqu'à Quantum of Solace, le héros britannique userait de méthodes plus musclées qu'à ses débuts. 

 

Avoir stoppé la cigarette aurait rendu Bond nerveux ?

 

 

Un constat d'augmentation de violence qui inquiète l'université, en raison des influences qui pourraient toucher le jeune public. Surtout que, si les films gagnent en violence, c'est que les livres dont ils sont tirés ont également changé, passant des écrits de Fleming, à ceux des héritiers, qui ont introduit le loup dans la bergerie...

 

Les chercheurs de l'université ont observé les 22 opus de la série, tout en relevant tous l'ensemble des recours à la violence de l'agent 007, avant de les diviser en deux catégories : violence légère (bousculades et autres claques), ou sérieuse (mortelles ou blessantes).

 

Entre 1962 (Dr. No) et 2008 (Quantum of Solace), le nombre des actes de violence aurait doublé. Et tandis que les violences légères ne seraient pas en hausse, les attaques susceptibles de causer la mort ou des blessures auraient quant à elles triplé.

 

Selon leur procédé de classement, l'opus le moins violent de la saga ne serait autre que le premier mettant en scène l'acteur Roger Moore dans le rôle de l'espion : Vivre et laisser mourir. Tandis que les opus des années 1990, avec Pierce Brosnan dans le rôle principal, seraient les plus brutaux.

 

Bob Hancox, co-auteur de l'étude, a affirmé : « Des études pous­sées montrent que le vision­nage par de jeunes spec­ta­teurs de la vio­lence dans les médias peut contri­buer à une désen­si­bi­li­sa­tion envers les faits de vio­lence ou les com­por­te­ments agres­sifs. »

 

Cette hausse du nombre d'actes violents ne serait pas propre à la seule série James Bond, mais représentative d'une hausse générale des scènes de brutalité dans le cinéma.

 




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