Il existe donc un prix littéraire "sans magouille, sans tripatouillage"

Nicolas Gary - 02.09.2015

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Laurent Binet - Franz Olivier Giesbert - prix roman fnac


Accueilli par Franz-Olivier Giesbert, nouveau partenaire du prix du roman Fnac, Laurent Binet a cédé au traditionnel passage devant le micro. Lauréat de la 14e édition, c’est à lui d’ouvrir la saison littéraire, tout à la fois la rentrée et les différents prix qui seront égrainés au fil des prochains mois.

 

Prix du roman Fnac 2015 remis à Laurent Binet

Alexandre Bompard, Laurent Binet, Franz-Olivier Giesbert

 

 

« C’est un prix très particulier », explique FOG « qui a toujours eu la main heureuse ». Et de poursuivre, provoquant un rire un peu crispé dans l’assemblée : « C’est un prix sans magouille, sans tripatouillage : il y a 800 jurés. » Sans commentaire, bien entendu.

 

D’ailleurs, FOG est certainement bien placé pour en parler : n’oublions pas – jamais ! – qu’en novembre 2007, Christophe Donner l’avait accusé d’avoir manipulé les délibérations du prix Renaudot. Daniel Pennac avait en effet reçu la récompense, alors que son livre ne figurait pas sur la liste. Un prix dont FOG est d’ailleurs toujours membre...

 

Mais retour chez Fnac, où l'homme de média présente le livre de Laurent Binet, « épatant, assez culotté, très culotté même, parfois déculotté ».

 

Le romancier ne dira pas autre chose : « Ce prix me touche, d’abord parce que je faisais partie d’une sélection qui comportait beaucoup d’autres titres prestigieux. C’est toujours agréable, cette impression de remporter une compétition. »

 

Il abondera également dans le sens de FOG : « C’est un prix un peu spécial, composé d’un collège de 800 personnes, ce n’est pas rien. Et puis, ces 800 personnes sont des volontaires désintéressés, dont on peut supposer qu’ils sont hors de la sphère de Saint Germain... C’est toujours... un peu plus... compliqué », plaisante-t-il.

 

Comme les lecteurs découvrent également le livre avant que ne débute la rentrée littéraire, « ils sont désintéressés et pas influencés a priori ».


Pour approfondir

Editeur : Grasset
Genre : litterature...
Total pages : 496
Traducteur :
ISBN : 9782246776017

La septième fonction du langage

de Laurent Binet

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. » Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect...

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