Le 2084 de Boualem Sansal devient meilleur livre de l'année selon Lire

Cécile Mazin - 27.11.2015

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Boualem Sansal - liver année - 2015 récompense


Au cours d’une soirée organisée au Grand Palais, les journalistes de la rédaction de Lire (groupe L’Express) ont remis le prix de Livre de l’année à 2084, du romancier algérien Boualem Sansal. Le grand déçu du Goncourt avait déjà été consacré ex-aequo avec Hédi Kaddour par le grand prix du roman de l’Académie française en septembre. 

 

Hédi Kaddour et Boualem Sansal - Académie française - Grand Prix du Roman

Hédi Kaddour et Boualem Sansal - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

C’était donc l’occasion pour Lire d’établir son palmarès des 20 meilleurs livres de la rentrée littéraire – lequel ne compte finalement aucun des auteurs récompensés par un prix littéraire, à l’exception de 2084

 

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… 

 

Parmi les différents autres ouvrages récompensés, notons 

 

Vernon Subutex, tome 1 et 2, chez Grasset de Virginie Despentes : meilleur roman français

 

D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds, chez Gallimard, de l'Islandais Jon Kalman Stefansson : meilleur roman étranger (traduction Éric Boury)

 

Evariste chez Gallimard, de François-Henri Désérable : révélation française

 

L’oiseau du Bon Dieu, chez Gallmeister, de James McBride : révélation étrangère (traduit par François Happe)

 

Camille mon envolée, chez Philippe Rey, de Sophie Daull : meilleur premier roman français

 

Tout ce qui est solide se dissout dans l’air, chez Belfond, de l’Irlandais Darragh McKeon : meilleur premier roman étranger (traduit par Carine Chichereau)

 

Et en prime, le concert de James McBride, lors d'une soirée à la Maison de la poésie 

 


Pour approfondir

Editeur :
Genre : litterature...
Total pages : 288
Traducteur :
ISBN : 9782070149933

2084. La fin du monde

de Boualem Sansal

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. Grand Prix du roman de l'Académie française 2015

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