Le café du pont : Pierre Perret est écoeuré

Clément Solym - 05.08.2010

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - café - du - pont


En 2005 sortait chez l’éditeur Robert Laffont Le café du pont, l’autobiographie du chanteur et compositeur Pierre Perret. Dans cet ouvrage accessible de plus de 300 pages, l’auteur du « Zizi » revenait sur ses années d’enfance passées au sein du café que tenaient ses parents à deux pas de la Garonne. Et l’on remonte ainsi, de sa naissance en 1934 à Castelsarrasin jusqu’à son adolescence.

Face au succès du livre, plus de 200 000 exemplaires vendus à ce jour, très vite, des ambitions d’adaptation au cinéma se font jour. C’est celle du réalisateur Manuel Poirier qui est finalement choisie par l’éditeur qui cède les droits aux producteurs promoteurs de ce projet.


Et, quand enfin le film arrive sur les écrans, c’est la déception. Ceux qui ont lu et apprécié l’autobiographie de Pierre Perret risquent de vite déchanter en entrant de plein pied dans la non ambiance du café du pont où les personnages n’arrivent qu’à s’échanger des banalités. Reste tout de même Bernard Campan, dans le rôle du père...

Et le principal intéressé dans l’histoire, Pierre Perret n’est pas le dernier à critiquer cette libre adaptation de son histoire. Oui, puisqu’effectivement le réalisateur Manuel Poirier ne revendique pas du tout une totale adéquation avec l’œuvre de départ. Mais alors, on arrive sur quoi ? Telle est bien la question…

Si, dans les premiers temps, Pierre Perret fut associé au projet, très vite les liens entre l’équipe qui assurait le tournage et le chanteur se sont distendus au point qu’il ne reste rien de ces débuts de collaboration.