Le critique Charles Baudelaire se dévoile au musée de la vie romantique

Antoine Oury - 22.09.2016

Culture, Arts et Lettres - Expositions - oeil Charles Baudelaire - Charles Baudelaire exposition - Charles Baudelaire critiques


Le musée de la vie romantique de Paris propose une autre approche du poète Charles Baudelaire, par le chemin de la critique, une activité qu'il exerça assidument avec des comptes-rendus de salons et le développement d'une théorie de l'art au sein d'articles publiés dans de petites revues. 

 

 

 

Imaginer une exposition qui renoue le dialogue entre les textes du jeune poète et les œuvres d’art qu’ils commentent, c’est offrir au visiteur l’occasion de pénétrer dans les grandes pages des écrits esthétiques de Charles Baudelaire qui font date dans l’histoire de la critique d’art.

 

En présence d’une centaine de peintures, sculptures et estampes évoquées par Baudelaire, le spectateur se voit invité à confronter son propre regard à la sensibilité artistique de l’auteur des Fleurs du mal et à comprendre comment s’est forgée la définition de la beauté moderne, qu’il n’a jamais reniée.

 

Comment se laisser séduire par le « mérite de l’inattendu », préférer toujours un tableau « fait » à un tableau « fini », reconnaître le caractère essentiellement romantique de la couleur, sans désavouer la nature « idéale » de la ligne, réclamer chez les artistes cette part de « naïveté » qui mène à l’audace et à la crudité des tons, attendre d’une œuvre, fût-ce un portrait ou une page de religion, qu’elle « respire l’amour », reconnaître enfin « l’héroïsme de la vie moderne » et « la beauté de l’habit noir » ?

 

Aux côtés de Baudelaire, cette exposition explorera les mutations qui s’opèrent entre romantisme et impressionnisme en présentant, autour des artistes phares de l’époque — Delacroix, Ingres, Camille Corot, Rousseau ou Chassériau —, les peintres qui ont su lui plaire ou l’irriter.

 

Elle permettra de découvrir la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet. Elle montrera enfin, l’attachement indéfectible de Baudelaire au romantisme et à Delacroix.

 

L'exposition est ouverte depuis le 20 septembre 2016, jusqu'au 29 janvier 2017.

 

Commissaires de l'expo :

 

Robert Kopp, professeur à l’université de Bâle,Suisse, correspondant à l'Institut

Charlotte Manzini, docteur en littérature

Jérôme Farigoule, directeur du musée de la Vie romantique

Sophie Eloy, directrice adjointe, musée de la Vie romantique