Le Drôle de Noël de Scrooge : un drôle de film

Clément Solym - 25.11.2009

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Le - drôle - de


Derrière des assauts de technologies, Le Drôle de Noël de Scrooge tombe quelque peu à plat. Le dernier opus des studios Disney vient jouer les trouble-fête avec une nouvelle technique, celle de la performance capture. Il s’agit en fait d’un procédé qui permet de retranscrire au sein d’un film d’animation les mimiques, les traits des visages de comédiens bien réels.

C’est ainsi que le trop célèbre Jim Carrey, à la figure de caoutchouc se retrouve dans les traits pas moins de sept personnages du film. Pour ceux qui ne sont pas fans, on tombe vite dans l’overdose ! Mais on pourra également reconnaître les traits de Gary Oldman, Colin Firth ou encore Bob Hoskins. Si d’habitude, on offrait aux acteurs connus la possibilité de prêter leur voix aux personnages, maintenant, ils peuvent aller encore plus loin en se retrouvant comme dilués dans le film. Une révolution ? Oui, encore reste-t-il à en faire un bon film d’animation…

Et, à ce niveau, le conte de Charles Dickens (1812-1870) subit un triste sort dans la superproduction made in Disney. Sorti à l’occasion des traditionnels films de Noël à destination des plus jeunes, Le drôle de Noël de Scrooge n’est pas forcément à conseiller aux moins de dix ans. Les pauvres, ils pourraient en ressortir traumatisés !

L’histoire, c’est celle d’Ebenezer Scrooge qui habite le Londres de la première partie du XIX° siècle. Ce vieillard avare n’a pas été très très gentil durant sa longue vie. Et, au soir de Noël, ce misanthrope caractérisé voit débarquer chez lui pas moins de quatre fantômes assez inquiétants. Le premier est son ancien associé, ensuite viennent l’Esprit des Noëls passés, l’Esprit du Noël présent et, bien sûr, l’Esprit des Noëls à venir. Tous ces spectres sont là pour l’inviter à changer radicalement de comportement !

Robert Zemeckis, (à qui l’on doit aussi Retour vers le futur et Qui veut la peau de Roger Rabbit ?) s’en donne alors à cœur joie pour faire peur aux petits enfants…à tel point que je ne saurais trop vous conseiller d’éviter de les amener voir ce film qui se traîne dans les bas-fonds de Londres.