Le Festival du livre jeunesse de Rouen en redressement judiciaire

Julien Helmlinger - 22.05.2013

Culture, Arts et Lettres - Salons - Festival du livre jeunesse - Rouen - Redressement judiciaire


Tandis que ses organisateurs, l'Association des amis de la Renaissance, ont été contraints de déposer leur bilan le 30 avril dernier, le rendez-vous annuel se trouve désormais placé en redressement judiciaire. Une mesure qui fait suite aux carences financières chroniques du Festival créé en 1983. Avec une période d'observation qui s'étalera sur six mois, un sursis qui devrait permettre à l'édition 2013 de voir le jour.

 

 

 

 

Au cours du mois de mai, les promoteurs de la manifestation culturelle avaient appelé ses amis au mécénat solidaire pour pallier les difficultés financières. Tandis que le sort du Festival a été scellé une semaine après l'audience de ce 13 mai, au Tribunal de grande instance de Rouen.

 

Verdict : alors qu'il manquait 80.000 euros à l'Association pour s'acquitter de son dû auprès de ses fournisseurs, le Tribunal a opté pour le redressement plutôt que la liquidation, ce qui laisse croire qu'il pourrait rester une chance de sauver l'avenir du Festival.

 

En attendant l'édition 2013, programmée au début du mois de décembre prochain, les partenaires de l'événement sont invités à mettre le temps imparti à profit pour réviser leurs participations. Et comme le rappellent les promoteurs, depuis dix ans les subventions collectives comme publiques n'ont pas été réévaluées. 

 

Contactée par ActuaLitté, l'Association des amis de la Renaissance venait « de prendre connaissance du courrier du Tribunal » et n'était pas « encore en mesure de donner plus de précisions ».

 

 

Mise à jour 23/05 : 

Nos confrères des Histoires Sans Fin sont parvenus à joindre les organisateurs du Festival. « Nous allons être pendant six mois en observation pour faire preuve de nos capacités à rebondir », leur a précisé  Jean-Maurice Robert, joint par téléphone.

 

Actuellement, l'équipe permanente du Festival est en pleine période de concertation. « Tout est sur la table. Tout est à discuter », résume Jean-Maurice Robert. Deux choix s'imposent : augmenter les subventions ou réduire les dépenses. La seconde possibilité s'annonce être probablement celle qui sera retenue suite aux débats. Pourquoi ? « Avec l'état actuel des finances publiques, c'est compliqué », avoue-t-il. A priori donc, pas de réévaluation des subventions collectives et publiques en vue.