Le jury tacle les éditeurs sur la faible qualité de leurs livres

Clément Solym - 21.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - recompenses - australie - jury


Les juges du Prix Miles Franklin sont sans pitié. Pour cette 17e édition du prix, seuls 3 auteurs ont été retenus pour le plus prestigieux des prix littéraires australiens.

Il s'agit de la plus petite sélection depuis la création du prix en 1994. Un signal fort émis par le jury à l'intention du monde littéraire. Par ce choix d'un nombre d'oeuvres restreint, il a voulu dénoncer la trop grande quantité de recueils de nouvelles édités en tirage restreint.

La présidente du jury, Morag Fraser, va plus loin. Elle pointe les manquements d'un marché de l'édition où une majorité d'ouvrages sont imprimés et vendu sans « cohérence textuelle ou structure éditoriale ». Toujours selon elle, de nombreux ouvrages sont par ailleurs « publiés de manière précoce, ce qui ne sert ni les écrivains ni les lecteurs ».

On a du mal à ne pas faire un parallèle avec le marché français et ses 69.000 ouvrages annuels.

Sur les 3 auteurs retenus cette année pour le prix Miles Franklin - Chris Womersley pour Bereft, Roger McDonald pour When Colts Ran, et Kim Scott pour That Deadman Dance - deux ont déjà été lauréat du prix, McDonald en 2006 et Scott en 2000.

Le point commun des 3 ouvrages semble d'être de dépeindre une Australie rurale, profondément émouvante  sans nationalisme ni chauvinisme.

Le nom du gagnant sera annoncé le 22 juin prochain à la State Library of Victoria, à Melbourne, pour la première fois hors de Sidney. L'auteur récompensé recevra 50.000$.

(Via The Sydney Morning Herald)