Le Livre et la Mort, du Moyen-Age au 18e siècle, une relation vitale

Heulard Mégane - 24.05.2019

Culture, Arts et Lettres - Expositions - exposition bibliophilie - bibliothèque Sainte-Genevièvre


L’exposition « le Livre & la Mort » se déroule en ce moment à la Bibliothèque Mazarine et Sainte-Genevièvre, jusqu’au 21 juin. Elle dévoile les étroits les liens qui unissent la mort et l’écrit. De l’épigraphie au manuscrit en passant par l’imprimé, tous ont été mobilisés pour préserver le souvenir des disparus.
 
 
La Mort "fait son entrée" en littérature au 14e siècle, suscitant une appréhension moins abstraite du trépas. On représente désormais la déchéance des corps, souvent associée au Jugement dernier, l’Enfer et le Ciel.

À la fin du Moyen Âge, l’articulation de différents facteurs explique le développement d’une sensibilité macabre, d’une attention marquée à la mort : les fléaux du temps, la peste et la guerre, les changements d’une société désormais plus complexe, où l’individu émerge du groupe, la prédication des ordres mendiants qui, incitant les populations à faire leur salut, martèle l’inéluctabilité de la mort. Alors les représentations des morts investissent le livre.

Le corpus des images évolue, influencé par l’Humanisme, la Réforme et la reconquête catholique, touché par l’évolution du cérémonial funéraire, s’adaptant aux nouvelles pratiques sociales d’encadrement de la mort. Le recours au média imprimé pour célébrer les grands défunts, et bientôt pour « faire part » des morts plus ordinaires, donne lieu à une vaste production documentaire, des pompes funèbres, tombeaux littéraires et reliures de deuil, aux modestes billets d’enterrement.

Cette exposition interroge la variété des apparitions de la Mort dans le livre européen, du Moyen Âge au 18e siècle. À travers l’illustration peinte et gravée, l’ornement typographique, la reliure ou l’héraldique, se déploie une iconographie funèbre ou macabre fascinante, avec ses scénographies et sa gestuelle (la Mort qui frappe, fauche, entraîne, moque, désigne, triomphe), ses attributs et symboles (faux, dard, crâne, tibia, larmes, torchères), dont il importe de comprendre le sens et les évolutions.


Plus d'information sur le site de la bibliothèque Mazarine



Commentaires
Puisque l'on peut rire de beaucoup de choses, on peut rire de la mort. Lisez "Autobiographie de la Mort", de George Pendle, aux éditions Rivages. Un humour permanent, un détournement malicieux de l'histoire du christianisme. Désopilant !
Merci pour le conseil. J’appelle ma libraire pour le commander.
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