Le maire de Bristol prend une douche caféinée au salon du livre anarchiste

Lauren Muyumba - 24.04.2013

Culture, Arts et Lettres - Salons - Salon du livre - Crise - Anarchisme


Il a été poussé, est tombé à terre et a reçu du café sur la tête. « Ce n'était pas chaud, je n'ai pas du tout été brûlé » a déclaré avec humour George Ferguson, maire de Bristol, sur la BBC Radio Bristol. L'incident s'est produit samedi 20 avril 2013, en Grande-Bretagne. Cette année, le salon anarchiste du livre de Bristol s'est tenu au Trinity Centre, en plein air.

 

 

Un geste inattendu est venu bousculer cette fête. Sans rancune, le maire reste malgré tout partisan de cet évènement : « Beaucoup de gens étaient ravis, il y avait un bon état d'esprit général, sans compter les idiots ».

 

Ce qui était en revanche prévu : 65 stands, plus de 30 ateliers avec des présentations et des discussions en compagnie d'éditeurs, sur fond de crise économique mondiale. L'entrée était gratuite. Les politiciens en ligne de mire. Le maire n'était apparemment pas spécialement le bienvenu lorsqu'on connaît les motivations des organisateurs : « nous ne voulons pas payer pour la crise ».

 

Malgré l'incident plutôt amusant, l'évènement organisé par le Book Fair Collective a une ambition sérieuse. Le message est clair sur leur site : « Nous vivons une période dramatique. Les enjeux sont énormes ». Le comité a été créé en 2008 par des personnes se revendiquant anarchistes, dans leur démarche citoyenne et  leurs activités.

 

Le but, en plus de présenter des livres d'hier et d'aujourd'hui, est d'ouvrir des débats, partager des idées et dans la bonne humeur. Il était précisé sur le site du Bristol Anarchist Bookfair qu'il y aurait des jeux et des activités organisées, un espace pour les enfants et un café délicieux. Le maire n'aurait peut-être pas dû passer par là…