Le musée Charles Dickens rouvre ses portes à Londres

Clément Solym - 05.12.2012

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Musée - Charles Dickens - Londres


Le musée Charles Dickens rouvrira ses portes lundi prochain, après une rénovation des lieux qui aura nécessité un investissement de 3 millions de livres. L'occasion pour les visiteurs de découvrir la demeure qui fut habitée par l'écrivain entre 1837 et 1839, dans laquelle est né le célèbre personnage d'Oliver Twist, et qui reste hantée par l'ombre du romancier anglais. Une mise à neuf à l'occasion de l'année du bicentenaire de la naissance de Dickens.

 

Crédits : Charles Dickens Museum

 

 

Situé au 48 Doughty Street, au sein du charmant quartier londonien de Bloomsburry, la maison où vécut Charles Dickens alors âgé de 25 ans et sa famille, du temps de l'accession au trône de la reine Victoria, a été transformée en musée en 1925 par l'association The Dickens Fellowship.

 

Pendant les deux années prolifiques où il habitait les lieux, le romancier y a produit quatre de ses oeuvres : Oliver Twist, Mr Pickwick, Nicholas Nicklby et Barnabé Rudge.

 

Les curieux et autres passionnés qui passeront la porte de la demeure trouveront désormais l'ombre de l'écrivain peinte à même le mur jouxtant l'escalier. Et çà et là, ils seront invités à découvrir de nombreux indices leur permettant de saisir ce qui a fait de Dickens à la fois un romancier apprécié et un homme difficile à vivre au quotidien.

 

La propriété s'étend sur quatre étages ainsi qu'un sous-sol. Dans la chambre, à l'ambiance guillerette de prime abord, reste exposée une lettre impitoyable par laquelle Dickens expliquait à un de ses amis qu'il ne répondrait à aucune requête en provenance de « Mrs Dickens and her wicked mother ». Avant de se séparer de Catherine, l'écrivain avait dressé un mur à travers leur chambre à coucher avant de l'exiler dans une autre maison...

 

Sur les murs d'une autre chambre, une photographie de l'accident du train de Staplehurst en 1865. Charles Dickens se trouvait du voyage avec son amante Ellen Ternan, et tandis que le drame fit 19 victimes et de nombreux blessés, lui en sortit indemne. C'est dans cette chambre que sa belle-soeur mourut dans ses bras, un évènement qui allait inspirer des scènes de ses romans.

 

Le grenier témoigne d'un autre drame familial. Les barreaux de l'ancienne prison de la Maréchaussée, ornant une fenêtre, rappelent que la famille Dickens fut emprisonnée pour dettes. Un évènement qui contraignit le jeune Charles alors âgé de 12 ans à prendre un emploi dans une fabrique de cirage.

 

Pour le directeur du musée, Florian Schweizer : « Dickens continue d'inspirer les artistes, les réalisateurs de films et producteurs, et ce n'est pas une exagération de dire qu'il reste un des écrivains les plus influents, même en 2012. »