Le Nez de Nicolas Gogol animé à l'aide d'un écran d'épingles

Julien Helmlinger - 08.09.2014

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Nicolas Gogol - Animation - Ecran d'épingles


Entre 1832 et 1835, l'écrivain russe Nicolas Gogol rédigea Le Nez, une nouvelle grotesque, dans laquelle un barbier découvre un nez dans son petit-déjeuner, un lendemain de cuite. Il s'agit de celui d'un assesseur de collège, bien résolu à retrouver son bien, mais l'organe fait désormais son propre bonhomme de chemin. En 1963, les inventeurs de la technique de l'écran d'épingles allaient adapter l'oeuvre sous la forme d'un court-métrage d'animation.

 

 

 

 

Une fois achevée par son auteur, la nouvelle étrange fut d'abord refusée par L'Observateur moscovite, qui l'avait jugée « sale et triviale », avant d'être publiée en octobre 1836 par la revue Le Contemporain. Presque un siècle plus tard, au début des années 1930, l'illustrateur et réalisateur d'animations français d'origine russe, Alexander Alexeïeff inventait avec sa seconde épouse la technique de l'écran d'épingles.

 

Il s'agit d'un écran composé d'une multitude de petits tubes blancs maintenus par pression à l'intérieur d'un cadre. Des épingles noires éclairées latéralement affleurent à la surface de cet écran par les tubes, de manière plus ou moins enfoncée afin de créer des ombres portées à l'écran. Par effet de gris optique, les dégradés donnent à l'image filmée l'aspect approchant celui d'une gravure.

 

Le Nez, prenant vie à renfort de centaines de milliers d'épingles, aura nécessité un travail minutieux de la part du couple d'artistes. Un adaptation à découvrir ci-dessous :

 

 

 

 

D'autres films inspirés d'oeuvres ont été réalisés par le couple, comme Le Procès, de Kafka.

 

 

 

 

(via Open Culture)