Le nom de la Rose d'Umberto Eco adapté en série télé

Nicolas Gary - 07.05.2016

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - nom rose Umberto Eco - nom rose série télé - Umberto Eco télévision


La grande réalisation de Jean-Jacques Annaud, Le nom de la rose, diffusé en décembre 1986, partait du livre d’Umberto Eco. Un film impressionnant, et qui sera adapté en série télé, comme l'indique la chaîne publique Rai 1. Elle a remporté cette enchère, et la production débutera entre la fin 2016 et début 2017. Le casting n’est évidemment pas dévoilé : on sait simplement que 10 épisodes seront tournés pour raconter les aventures de Guillaume de Baskerville.

 

 

 

Dix épisodes de cinquante minutes chacun, est-ce plus d’ampleur et de souffle pour venir à bout du roman Le Nom de la rose du maître italien ? Eleonora Andreatta, directrice de Rai Fiction, assure qu’« Umberto Eco avait longuement travaillé avec nous et lu frénétiquement le traitement des épisodes. Le directeur reste encore à trouver et le casting sera international », assure-t-elle.

 

Décédé en février dernier, l’écrivain italien supervisait cette production, de même qu’il s’était passionné pour la transcription radiophonique réalisée en 2005 pour Rai Radio 2, en 35 épisodes. Le roman est de toute manière devenu un classique incontournable, tant son histoire est passionnante. 

 

Le thriller historique qui se joue dans un monastère bénédictin, en 1327, raconte l’histoire de moines jaloux de leurs secrets – et de leur travail de copiste. Guillaume de Baskerville débarque dans ce petit monde bien ordonné, accompagné par un novice, et soudainement, la mort va roder. Originellement, c’était Sean Connery qui avait campé le rôle principal. 

 

Rien ne va plus dans la Chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'Abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.

Le Nom de la rose, c'est d'abord un grand roman policier pour amateurs et criminels hors pair qui ne se découvrent qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant un train d'enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. C'est aussi une épopée de nos crimes quotidiens qu'un triste savoir nourrit.

 

 

Le dernier livre d’Umberto Eco a été publié dans la maison La Nave di Teseo, qu’il avait cofondée avec notamment Elisabetta Sgarbi, ancienne directrice de la maison Bompiani. Ils avaient fui le rachat par le groupe Mondadori, que pilote la fille de Silvio Berlusconi. 

 

 

 

Et pour l'anecdote, nous fait remarquer un lecteur, le dernier tweet de Jean-Jacques Annaud portait justement... sur son film avec Sean Connery.

 

 


 


Pour approfondir

Editeur : Grasset Et Fasquelle
Genre : litterature...
Total pages : 609
Traducteur :
ISBN : 9782246791638

Le Nom de la rose

de Umberto Eco

LIRE UN EXTRAIT Facebook Twitter Google+ Le Nom de la rose Umberto Eco > Donner votre avis C'est d'abord un roman policier, un vrai, un grand polar, qui sort à jets savamment cadencés d'une plume que se disputent Conan Doyle et saint Thomas d'Aquin : une "série noire" pour amateur de crimes en série et de criminels hors pair qui ne se découvrent qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant, en humour et en cruauté, malice et séductions érotiques, train d'enfer dans un lieu voué au silence, à la chasteté, à la prière. Car oyez, oyez, bonnes gens : c'est le moine qu'on assassine. Tout advient en l'espace de sept jours (une mort violente par jour) dans la très sainte enceinte d'une abbaye bénédictine située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité que devrait être cette abbaye - admirée de tout l'Occident pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire Adso de Melk, se voit prié par l'Abbé de découvrir au plus vite qui a poussé un de ses moines à se fracaser les os au pied des vénérables murailles. C'est le premier des sept assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique, danse de mort autour d'une bibliothèque interdite d'où se feront entendre les sept trompettes de l'Apocalypse, le rictus du Diable et le rire d'Aristote. Et le Verbe du commencement rejoint le mot de la fin dans une parabole sanglante et risible où s'inscrit l'histoire de l'humanité.

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