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Le potentiel érotique de ma femme : Foenkinos au théâtre, un bonheur

Audrey Le Roy - 29.08.2018

Culture, Arts et Lettres - Théatre - David Foenkinos théâtre - Le potentiel érotique de ma femme - omédie surréaliste et bienveillante


Hector est un collectionneur. Il collectionne tout, absolument tout, il me semble même avoir entendu parler de pattes de lapin. Un collectionneur compulsif à en faire pâlir d’envie Joseph Bonnier de Mosson dont le cabinet de curiosités laisse pourtant entrevoir une pathologie déjà sévère. 



© Fabienne Rappeneau

 

Hector est le fils cadet d’un couple fascinant, le père ne jure que par les moustaches, la mère par les soupes, son frère, de 20 ans son aîné, aime les phrases toutes faites, reprenant à son compte les maximes des autres avec joie et brio. 
 

Hector collectionne. Jusqu’au jour où c’est le drame, il perd un concours de collectionneurs de badges. Un Suédois, qui n’est pas blond, lui a ravi la première place.

Hector déprime, Hector veut en finir et se jeter sous un métro, Hector en défaille d’émotion, Hector se retrouve pendant six mois en maison de repos. À sa sortie, Hector ne collectionne plus et ne collectionnera plus, c’est promis, foi d’Hector ! 


Un peu honteux, Hector s’invente un voyage linguistique aux « Staaaates ». Pour que ce mensonge soit le plus réaliste possible, Hector doit s’instruire sur les États-Unis. Hector va dans une bibliothèque. C’est là qu’il rencontre Brigitte, celle qui deviendra sa femme, non pas celle de Brassens, la femme d’Hector !  


Rechute, le collectionneur sommeillant en lui vient de se réveiller ! 

 

On retrouve ici tout le potentiel ridicule des personnages imaginés par David Foenkinos dans son roman publié chez Gallimard en 2004. 


Tout le monde en prend pour son grade, les hommes qui se jaugent en fonction de la taille de leurs… attendez mon rédac chef me parle… hein ? quoi ? c’est faux ? bon ok soit, les femmes qui discutent moins de la taille que des performances et qu’on se le dise Hector est un sprinteur !!!  

 

 
© Fabienne Rappeneau
 


En jouant sur les clichés et en caricaturant les travers des relations humaines, Sophie Accard et Léonard Prain, qui ont adapté le roman et qui prennent indéniablement plaisir à jouer cette pièce (Brigitte pour la première et le narrateur pour le second), réussissent à nous faire passer un agréable moment énergique, drôle et délicieusement cynique. La tirade sur la mort est une pure merveille ! 
 

« L’humour est l’adrénaline des optimistes », le frère d’Hector… à moins que ça ne soit Serge Uzzan, je ne sais plus. 

 

Le potentiel érotique de ma femme. Comédie surréaliste et bienveillante. D’après le roman éponyme de David Foenkinos. Adaptation : Sophie Accard et Léonard Prain. Production : Ki M’aime me suive. Coproduction : La Compagnie C’est-pas-du-jeu et Red Velvet.
 

Au Théâtre 13 — Jardin, du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h, relâche le lundi. Rencontre avec David Foenkinos et l’équipe artistique dimanche 16 septembre 2018 après la représentation (entrée libre)




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