Le Prix Antonin Artaud décerné hier : garanti sans peyotl

Clément Solym - 06.03.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Antonin - Artaud - prix


Juan Villoro fut récompensé hier du prix Antonin Artaud, qui gratifie de 5.000 € (80.000 pesos en fait...) un auteur et lui donnera surtout accès à une traduction de son oeuvre et son édition en France. Pour recevoir ce prix, il faut être mexicain.

Pourquoi ? Relisez les oeuvres complètes du poète et découvrez avec délice le texte du Rituel du Peyotl chez les Tarahumaras. Le texte fait suite au voyage du poète au Mexique, à la rencontre des Tarahumaras, en 1936. Bref, Artaud aima le Mexique.

Et cette année, c'est Juan Villoro, écrivain et journaliste, né en 1956, qui est primé pour Les coupables, un recueil de sept nouvelles, qui décortiquent la réalité du pays et ses aspects un peu glauques.

Philippe Olle Laprune, spécialiste du Mexique, et membre du jury que les entreprises françaises du pays financent a commenté l'oeuvre de Villoro, en référence à celle d'Antonin : « Les chants désespérés sont toujours les plus beaux. » D'ailleurs, « c'est l'unique prix littéraire décerné au Mexique par un pays étranger », ajoute-t-il.