Le prix littéraire Paris Diderot, Esprits libres, décerné en prison

Julien Helmlinger - 18.06.2014

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Maylis de Kerangal - Réparer les vivants - Prix litétraire


Pour la première fois en Île-de-France, des détenus de la prison de Réau en Seine-et-Marne, 5 hommes et 5 femmes, ont participé au jury d'une récompense littéraire. La première édition du prix Paris Diderot – Esprits libres a trouvé son ouvrage de littérature française de parution récente à récompenser : Réparer les vivants, signé Maylis de Kerangal. La remise du prix aura lieu le 20 juin 2014 au centre pénitentiaire Sud-Francilien de Réau.

 

 

 

 

L'Université Paris Diderot et sa Fondation sont à l'origine du prix, qui doit récompenser chaque année un ouvrage de littérature française, publié dans les 12 mois précédents. L'université s'implique depuis une quarantaine d'années pour la diffusion de la culture, facteur de réinsertion, auprès de ceux qui y ont difficilement accès. Elle se trouve actuellement être la seule dans le pays à disposer d'un service dédié à l'enseignement en prison.

 

La Fondation soutient les projets en milieu carcéral, notamment auprès d'acteurs en liberté comme les citoyens, les entreprises et les institutions publiques. Elle bénéficie du soutien d'un comité d'honneur présidé par Robert Badinter et composé de membres reconnus pour leur expertise de la question carcérale, notamment Patrick Poivre d'Arvor, parrain de cette première édition.

 

La pré-sélection de cette édition 2014 comportait quatre autres titres : L'extraordinaire voyage du fakir qui était coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas ; Le Garçon incassable de Florence Seyvos ; La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon ; Mali, ô Mali d'Érik Orsenna.

 

Retrouver Réparer les vivants, en librairie

 

Si c'est le Centre Pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, qui accueille le projet cette année, il semblerait que cet honneur profitera aussi à d'autres établissements à l'avenir.