Le Procope du Premier Roman attribué à Gaël Faye

Cécile Mazin - 05.11.2016

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix premier roman - Procope Gaël Faye - Davide Enia roman étranger


C’est le 4 novembre que le Jury du Prix Premier roman, présidé par Joël Schmidt, s’est réuni au restaurant Le Procope pour délibérer, afin de décerner le Prix du Premier Roman français et celui du Premier Roman étranger 2016.

 

Gaël Faye - Le Livre sur la Place 2016

Gaël Faye - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Les lauréats 2016 sont donc :

 

Meilleur Premier roman français : Gaël Faye, Petit Pays, Grasset

 

Tout a été dit sur ce livre qui est une traversée magnifique de justesse du drame rwandais. Entre rires et larmes, un beau roman plein d’humanité par un jeune écrivain qui est aussi rappeur. 

 

À seulement trente-trois ans, Gaël Faye nous transporte au cœur d’un roman riche qui nous questionne sur notre monde et sur la guerre au Rwanda. L’humanité profonde et la verve de ce roman font de Gaël Faye un auteur qui, dès son premier livre, a su conquérir un public. 

 

 

Meilleur Premier roman étranger : Davide Enia, Sur cette terre comme au ciel, Albin Michel (traduit de l’italien par Françoise Brun)

 

 

Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d’une famille italienne, de l’après-guerre aux années 1990, à travers trois générations d’hommes dont le jeune Davide incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l’habitent. 

 

Le roman de Davide Enia n’est pas seulement un roman sur la boxe, il est une métaphore de la vie à part entière. À travers les victoires et les échecs de cette génération de boxeurs siciliens, c’est toute l’histoire de la Sicile et de l’Italie qui nous est dépeinte dans cette langue si particulière, populaire et baroque. 

 

Fondé en 1686, par le sicilien Francesco Procopio Dei Coltelli, Le Procope est l’un des plus anciens cafés de la capitale. Très rapidement prisé par les philosophes et les écrivains du siècle des Lumières (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire...), de nombreux objets historiques (mobiliers, caryatides, traités et accords écrits...) apportent un fort témoignage, le plus atypique étant le bicorne de Napoléon laissé en gage par l’empereur pour honorer les dettes de son repas.