Le Rapport de Brodeck remporte le prix de la fiction étrangère

Clément Solym - 14.05.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - philippe - claudel - recompense


Il avait déjà reçu le prix Goncourt des lycéens en 2007, mais Le rapport de Brodeck n'a pas encore fini sa vie, qu'on se le dise. Dans cet ouvrage, Philippe Claudel met en scène un personnage chargé par le village tout entier de rédiger un compte-rendu d'un acte de barbarie sans nom...

Le petit résumé de l'éditeur
Le métier de Brodeck n'est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s'améliore. « On ne te demande pas un roman, c'est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c'est tout, comme pour un de tes rapports .»

Brodeck accepte. Au moins d'essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu'il ne sait pas s'exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d'accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l'extrême, il ne veut rien cacher de ce qu'il a vu, il veut retrouver la vérité qu'il ne connaît pas encore. Même si elle n'est pas bonne à entendre.
Eh bien le livre vient d'être nouvellement récompensé du prix de fiction étrangère, et intègre la très sélective liste des auteurs français qui y ont eu accès. Alain Mabanckou faisait également partie des lauréats sélectionnés pour cette édition 2010.

En effet, Claudel est le second à le remporter. Ainsi que les 10.000 £ qui y sont associées. Selon le jury, le livre a su attester des « troublantes questions du comportement humain et des conflits historiques, avec courage, compassion et imagination ».

Rappelons que Claudel est aussi titulaire d'un Renaudot...