Le réalisateur de Shaun of the Dead repousse toujours plus les limites

Clément Solym - 06.08.2010

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - pilgrim - shaun - dead


Il nous avait habitués aux chasseurs de zombies no-life et aux flics déjantés, le réalisateur de Shaun of the Dead récidive dans le film léger. Mais dans un genre insoupçonné cette fois.

Est-ce parce que le genre se porte bien ? Scott Pilgrim contre le Monde, le prochain film d’Edgar Wright est une adaptation d’un comics canadien dont le super héros de service est musicien dans un groupe amateur. Autre exception de taille, le réalisateur anglais ne fera pas appel à son duo fétiche habituel du petit blondinet Pegg et de l’imposant Nick Frost.

Créateur de scénarios piochant dans la contre-culture et les standards de série B, Wright risque de désarçonner son public avec ce nouveau film. Si le mythe du héros urbain et du zombie ont prospéré dans la culture américaine, Scott Pilgrim franchit les sommets du non-sens et du mauvais goût, bien plus loin que Wright l’avait proposé jusque là.


Scott Pilgrim vs the World - Trailer / Bande-Annonce [VO|HD]
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Film référence plus que fourre-tout, le long métrage fait cohabiter comédie pour ados, pop-rock et scènes d’actions très inspirés de jeux vidéo ; où les ex collantes de notre bassiste incarnent autant de boss de fin de niveau. Tout cela est bon enfant, trop même. Les scènes d’explications musclées avec ses anciennes copines se terminent par l’explosion des malheureuses en un petit tas de pièces. Du cinéma très arcade.

On pourra quand même se rassurer par la présence de Michael Cera ( consacré avec Juno) dans le genre acteur ado un peu fouillé.

Sur le site Rottentomatoes, le film a d’ores et déjà reçu un taux de fraîcheur de 88% mais l’évaluation est à prendre avec précaution. Le film qui sortira le 25 août au Royaume-Uni, a été principalement visionné par des visiteurs d’une convention de la BD américaine. Pas sûr que les critiques traditionnelles soient aussi clémentes. À moins d’y voir un conte postmoderne au lieu du simple délire pour djeun’s.