Le Salon du livre d'Alger vers une professionnalisation

Clément Solym - 03.10.2012

Culture, Arts et Lettres - Salons - Algérie - SILA - profesionnalisation


Le Salon internation du livre d'Alger a connu une forte fréquentation pour sa 17e édition, qui a tous les aspects d'une belle réussite. D'ailleurs, les quelques désagréments - un problème de ventilation, impliquant des odeurs désagréables et une lourde chaleur - n'ont pas réussi à impacter la bonne humeur et l'enthousiasme des éditeurs sur leurs stands.

 

 

 

 

Avec plus de 1,5 million de visiteurs durant la période, le Palais des expositions des Pins Maritimes, à Alger, aura accueilli pour dix jours les grandes maisons, mais également les lecteurs, venus découvrir les auteurs présents. Mohamed Iguerb, commissaire adjoint au Salon précise : « Nous n'avons pas d'éditeurs spécialisés dans un genre bien précis ! Nous avons affiché à l'extérieur le nom de chaque stand, c'est au public de faire attention. »

 

Reste que la maîtrise de l'espace total du Salon a manqué, et qu'il faudra aménager, pour l'année prochaine de meilleurs points d'accès, notamment pour les animations. 

 

Cette édition « a vu la programmation d'un riche programme qui en termes de contenu devrait annoncer des thématiques plus ambitieuses et en articulation avec l'actualité nationale, pas seulement culturelle, mais celle relative aussi aux grandes questions posées au pays comme son positionnement dans son espace géopolitique naturel que sont l'Afrique, le Maghreb et la Méditerranée », ajoute le commissariat.

 

Et justement, pour l'année prochaine, l'introduction de journées professionnelles, pour faire venir plus d'éditeurs étrangers, serait au programme. Si le Salon est l'occasion de vendre des livres, il faut également que les professionnels puissent se rencontrer pour échanger, dans un cadre spécifique. 

 

C'est dans ce contexte, mais en marge du SILA, que le Forum des éditeurs vient de décider d'un changement de nom, devenant l'Organisation nationale des éditeurs de livres, ou ONEL. Après trois années d'existence, cette mutation implique également le passage à une organisation syndicale, dont la présidence a été confiée, pour cette première année à Messaoud Hamidou, directeur général de l'Enag. Le bureau sera renouvellé chaque année. 

 

À ce titre, le Commissariat du SILA est une filiale de l'Enag, société spécialisée dans l'édition de livres, brochures, et autres. Hamidou Messaoudi est également le commissaire du Salon. « La Ministre de la Culture a décidé de doter le Sila d'une administration permanente à travers la création d'une filiale de l'ENAG (Entreprise nationale des arts graphiques) chargée de la gestion du Sila sur l'année, au lieu d'un commissariat qui gère uniquement pendant la durée du salon », expliquait-il, peu après sa nomination. 

 

C'est à son initiative que le Salon introduira une nouvelle dimension professionnelle, attendue que le Sila est devenu un Salon de niveau international, en mesure de rivaliser avec d'autres très grandes manifestations.