Le Salon du livre de Paris 2011 : moins cher, moins long, selon Gallimard

Clément Solym - 30.06.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - salon - livre - paris


Non, personne ne récrimine ni ne peste. Il est tout à fait normal que le président nouvellement nommé du SNE accorde un entretien à Livres Hebdo (article sur abonnement) et lui fasse les honneurs de révélations tout à fait intéressantes, concernant le Salon du livre de Paris, dans son édition 2011.

Si la version 2010 avait souffert d'une presse acharnée à lui claquer le bec et que l'on annonçait alors moins de visiteurs - une baisse de 8 %, le nouveau président s'expliquera dans un entretien accordé à nos confrères et publié dans l'édition de vendredi, que la version 2011 sera plus brève.

Sacre d'Antoine Gallimard à la présidence du SNE, détail

Mais il met également un terme à toute rumeur de déplacement vers le Grand Palais, ce qui le rendrait « élitiste et cher ». Cependant, il entend également faire en sorte que le Salon dure moins longtemps, et coûte par conséquent moins cher. Aux éditeurs ? Au grand public ? Personne n'est pour le moment visé en particulier...

Lors de la clôture du Salon édition 2010, Antoine Gallimard avait opéré le bilan suivant : « Au-delà des discussions sur le pourquoi du Salon, sa forme peut-être épuisée et celle qui conviendrait, le Salon aura cette année eu un double mérite. Celui de faire venir les régions à Paris, et pas simplement de voir affluer des Parisiens cloisonnés derrière leur périphérique. Mais également de s'ouvrir à un monde que l'on ignore, celui de l'Afrique.

De même, le cousinage entre le papier et le numérique a été particulièrement intéressant. Beaucoup de voies ont été ouvertes, par la présence du livre physique, extrêmement importante, et qui marque la richesse énorme du papier. L'arrivée du livre de poche en son temps, fut tout aussi importante que celle de l'iPad prochainement. Le livre a une telle variété à offrir et l'effort des libraires pour mettre en avant les fonds reste considérable
. »

Numérique, droit d'auteur et Google


Évoquant également l'avenir du SNE et sa fonction, Antoine Gallimard affirme que le prix unique du livre numérique et le combat pour les droits d'auteurs seront ses deux fers de lance - avec la problématique Google, bien évidemment. La plainte d'Albin Michel et des éditions Gallimard sera déposée cet été explique-t-il.