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Le Songe, Rock ’n Roll, d’une nuit d’été

Audrey Le Roy - 21.06.2018

Culture, Arts et Lettres - Théatre - songe nuit été - Shakespeare rock roll - théâtre adaptation pièce


Hélèna aime Démétrius qui aime Hermia qui aime Lysandre, dont elle est aimée en retour, mais Thésée, père d’Hermia, la destine à Démétrius. À la faveur de la nuit, Hermia et Lysandre décident de s’enfuir pour se marier loin d’Athènes. Mais la nuit et la forêt sont les domaines des fées et des elfes facétieux.



© Jennifer Guillet
 


De philtres d’amour en quiproquos, les couples se font et se défont dans un charmant brouhaha. Au matin, après quelques repos, tout semble rentré dans l’ordre, ou presque…

Cette histoire vous dit forcément quelque chose. Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare est depuis longtemps un classique du théâtre, de l’opéra et du cinéma.


Jusqu’au 26 août, les élèves de l’École d’art dramatique du Lucernaire dirigés de main de maître par Philippe Person, vont vous prouver qu’ils sont dignes de leur formation, qu’ils n’ont pas travaillé en vain. Si, parfois, on sent qu’ils n’ont pas encore pleinement pris possession de l’espace, ils ne manquent ni de talent ni d’énergie pour nous faire entrer dans cette comédie, certes follement enjouée, mais qui n’en reste pas moins terriblement difficile à interpréter.

Faire rire, rêver, tout en faisant réfléchir sur le poids que la société peut avoir sur l’avenir de ses enfants, ici les mariages arrangés – malheureusement encore d’actualité dans certaines régions du monde – tout en donnant une version contemporaine, et réussit, de cette pièce écrite sous l’ère élisabéthaine, voilà qui n’est pas aisé, surtout lorsque l’on débute. Et je ne vous parle pas de cette mise en abyme magistrale imaginée par Shakespeare, il faudrait un livre (un grand bravo à Manon Hincker pour son interprétation du mur, par ailleurs). 

 



© Jennifer Guillet
 


En définitive, défi relevé pour Florence Le Corre et Philippe Person, les metteurs en scène : la salle rit, glousse, participe et applaudit à s’en faire mal aux mains.

Deux coups de cœur (qui n’enlèvent rien à la réussite des autres comédiennes et comédiens) : un pour Lucas Bottini qui joue brillamment un Puck endiablé et malicieux à souhait, et l’autre pour Alice Serfati, Hermia, qui a su trouver le ton juste et dont le timbre de voix rajoute à la touche d’irrévérence faussement naïve d’une jeune fille qui en aucun cas ne souhaite sacrifier son bonheur aux dictats de la société patriarcale. 

 

Conseils de lecture :
 

  • La pièce elle-même bien sûr et Shakespeare et la comédie de l’émerveillement de l’Académicien Michael Edwards, Desclée De Brouwer, 2003

 

Le Songe d’une nuit d’été, d’après William Shakespeare. Adaptation de Philippe Person. Mise en scène de Florence Le Corre et Philippe Person.

Avec le collectif Même Service, deuxième promotion de l’École d’art dramatique du Lucernaire.

Jusqu’au 26 août 2018




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