Le visa, un préjudice à la réputation du festival du livre d'Edimbourg

Maxim Simonienko - 07.06.2019

Culture, Arts et Lettres - Salons - festival livre édimbourg - problème visa auteur - édimbourg visa auteur


Les problèmes d'obtention de visa pour entrer au Royaume-Uni pourraient, cette année encore, empêcher certains auteurs de prendre part au Festival international du livre d'Edimbourg. Un souci récurrent qui commence à avoir de lourdes répercutions sur la réputation de l'événement, qui ouvrira ses portes du 10 au 26 août 2019.
 

via Edinburgh International Book Festival (page Facebook)
 

 

 

Un problème qui heurte la réputation du festival


Nick Barley, le directeur du festival, a avoué que les commentaires négatifs se sont multipliés après que douze auteurs, qui devaient paraître à l’événement de l’année dernière, se sont heurtés au problème. « Un préjudice dommageable pour [notre] réputation », précise-t-il, qui aurait surtout touché les auteurs originaires du Moyen-Orient et d'Afrique. Si les opérations du Brexit se concrétisaient, les écrivains européens seraient également concernés.

En 2018, afin d'obtenir un visa, un grand nombres d'écrivains et d'artistes ont été obligés de fournir des relevés bancaires ou des données biométriques valides, pour une durée de trois ans. Certains d'entre eux se sont également plaints du « manque de respect » à leur égard dans les aéroports de Londres et d'Edimbourg.

« Ce qui m'inquiète particulièrement, c'est que le message soit transmis aux auteurs, artistes et musiciens au sujet de ces problèmes », confie le directeur du festival. « Au cours des 12 derniers mois, plusieurs de mes écrivains [invités] se sont inquiétés. Je ne peux pas dire avec certitude que quelqu'un a refusé de venir, mais je sais qu'il y a des inquiétudes et je crains que la situation ne s'aggrave encore si nous venions à rencontre de nouveaux problèmes de visa cette année. »
 

L'alternative du "passeport culturel" ? 


Afin d'anticiper au mieux les différents problèmes liés au visa cette année, Nick Barley et la présidente du festival Sarah Carey ont rencontré la ministre de l'Immigration, Caroline Nokes, afin de tenter de trouver des alternatives. L'une des solutions envisagées par les organisateurs était l'instauration d'un « passeport culturel ».

Ce dernier serait mis à la disposition des auteurs, artistes et organisateurs en tant que « marque de confiance ». Néanmoins, si la proposition venait à être validée, le passeport culturel devrait être mis en place pour tous les salons et festivals du livre au Royaume-Uni.

« Peu importe votre position sur le Brexit. C'est quelque chose qui concerne la culture britannique. Si nous voulons avoir une place sur la scène mondiale, nous devons avoir une communication et un dialogue culturels », a déclaré M. Barley.
 

Une énorme pression pèse sur le festival international du livre d'Edimbourg puisqu'il accueille des auteurs mondialement reconnus, dont Salman Rushdie, connu pour ses Versets sataniques, Colson Whitehead et Arundhati Roy, avec des participants de 65 pays différents. La France sera notamment représentée par deux écrivains ayant été sélectionnés pour le Man Booker International Prize : Annie Ernaux, pour la liste 2019, et Mathias Énard, pour la liste 2017.


via The Bookseller



Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.