Léger en amour...

Clément Solym - 23.08.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - leger - amour - lettre


À travers la correspondance privée des plus grands peintres, le Musée des lettres et manuscrits donne à l’art des 19e et 20e siècle des couleurs inédites. Au fil de lettres touchantes où la petite histoire croise la grande, cinquante artistes nous ouvrent les coulisses de leur existence et de leur création.

Chaque semaine, ActuaLitté vous propose de découvrir un extrait de cette exposition. Aujourd'hui, Fernand LÉGER (Argentan, 1881 – Gif-sur-Yvette, 1955). On pourra également retrouver le catalogue de l'exposition aux éditions Beaux Arts, Des Lettres et des peintres.

Lettre autographe signée de Fernand Léger adressée à Jeanne Lohy, datée du 14 janvier 1917 [illustré d’un dessin original représentant Léger et Lohy se jetant dans les bras l’un de l’autre].

Dans cette correspondance amoureuse, Léger donne des recommandations à sa future femme quant à la manière de gérer l’argent résultant, entre autres, de la vente de deux toiles au fondateur des Ballets russes, Sergei Diaghilev : « 800 f. c’est bien et deux "Verdun" pour 100 f. pièce c’est magnifique […]. Il faut que tu mettes 500 f. de côté et ne jamais y toucher ». Mobilisé en 1914, Léger est brancardier sur le Front à partir de 1917. L’artiste, qui souhaite rejoindre les équipes de camouflage de l’armée, demande à Jeanne Lohy d’intervenir en sa faveur auprès de Diaghilev : « Dis donc, je vais écrire à Larionoff qu’il demande à Diagileff [sic] de causer de moi à Guirand de Scévola et à Forain pour le camouflage […] Si tu revois Diagileff cause lui en toi : ça serait très bien que toi tu me fasses revenir ! ça serait très épatant ! ».

Des lettres et des peintres (Manet, Gauguin, Matisse)