Les Argentins ne voient guère la couleur du numérique

Clément Solym - 23.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - foire - livre - buenos


Le 37e Salon du livre est ouvert à Buenos Aires du 20 avril au 9 mai : les hispanophones lisent beaucoup. Mais les adeptes du numérique estiment que les liseuses en langue espagnole ne sont pas encore miraculeuses.

La ville natale de Jorge Luis Borges a été élue Capitale mondiale du livre 2011 par l’Unesco, eu égard à sa politique culturelle. Le Salon a été inauguré par Varga Llosa, lequel a comparé Buenos Aires à Paris pour le nombre d'éditeurs, de libraires, de bouquinistes et de lecteurs passionnés de littérature.


En 2010, l'Argentine a fait paraître 27 000 titres ! Les thèmes préférés des autochtones sont la politique, la société, l'histoire et les actualités. (via France Culture)

Pourtant, le marché du livre numérique en langue espagnole est relativement peu développé en Argentine, où les livres imprimés fleurissent parmi les librairies indépendantes épanouies. (via Good eReader)

Au Salon, les liseuses en langue espagnole présentent un nombre de livres anémique, en comparaison de l'offre de Kindle en langue anglaise. Telefonica compte quinze mille livres, Grammata vingt-cinq mille...
Des éditeurs américains proposent toutefois quelques milliers de livres électroniques, inventoriés dans le catalogue de l' « Information Resource Center » de l'ambassade d'Argentine (le site).

Et le Salon du livre de 2011 a été conçu de manière à bouleverser le monde de l'édition. Auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, bibliothécaires, concepteurs de communication multimédia, commerciaux et industriels doivent se rencontrer, afin d'impulser « une dynamique autour des services numériques. »