Les féministes du XIXe siècle et leur combat, toujours d'actualité

Julien Helmlinger - 06.03.2014

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Féminisme - Exposition - Hubertine Auclert


A deux jours de la Journée de la Femme, ce 8 mars, et tandis que l'on commémore cette année le centenaire du décès de Hubertine Auclert, les féministes d'hier et dont le combat se poursuit encore aujourd'hui, sont à redécouvrir dans l'hémicycle d'Ile-de-France. Un programme régional de sensibilisation, avec au menu des interventions d'historiennes, des lectures, des photos, tandis que la diffusion d'affiches s'invite au sein des lycées.

 

 

Hubertine Auclert

 

 

Dans le cadre de la commémoration de la mort de la suffragiste Hubertine Auclert, pionnière de la défense des droits politiques au féminin, le Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes, baptisée du nom de l'activiste, ainsi que la Région, invitent le grand public à « redécouvrir les féministes du XIXe à travers le prisme des luttes actuelles ».

 

Ce 6 mars, l'après-midi se prête au jeu des conférences, qui auront mobilisé des historiennes reconnues, lesquelles présenteront et célébreront des figures majeures du féminisme. Au rang desquelles on retrouve Hubertine Auclert et Madeleine Pelletier, Julie-Victoire Daubié, Marguerite Thibert, ou encore Nelly Roussel...

 

La lutte de ces femmes sera examinée, que ce soit au travers de leur histoire, de leurs principaux combats, mais aussi à la lumière des inégalités persistant encore aujourd'hui entre les sexes. Des séances de lectures de leurs écrits ponctueront les interventions, une expo photo retrace l'évolution du droit des femmes, tandis qu'un kit de 5 affiches, imprimées à plus de 10.000 exemplaires, sera distribué dans des structures associatives et éducatives.

 

Pour Geneviève Couraud, pré­si­dente de l'association Elu/es contre les vio­lences faites aux femmes, et qui regrette notamment les manifestations anti-IVG : « Rien n'a été donné, rien n'est gagné. Mais il ne faut pas déses­pé­rer. » On ne serait, selon elle, pas à l'abri de l'éventualité d'un recul des lois.

 

Pour s'inscrire aux conférences qui se tiendront dans l'hémicycle du Conseil régional, un formulaire est à remplir à cette adresse.