Après son succès au Québec, l’exposition La bibliothèque, la nuit arrive à Paris et promet à ses visiteurs un voyage immersif au cœur des plus belles bibliothèques jamais construites ou imaginées. Grâce à la réalité virtuelle, la compagnie Ex-Machina fait vivre ou revivre des bibliothèques mythiques et donne à réfléchir sur ce lieu à la fois physique et onirique. 

 

Crédit photo: Stéphane Bourgeois 



Vous avez toujours eu envie de savoir à quoi ressemblait la bibliothèque d’Alexandrie ? C’est désormais possible ! Du 16 mai au 13 août 2017, la Bibliothèque nationale de France accueille l’exposition La bibliothèque, la nuit, une visite immersive mise en scène par le québécois Robert Lepage et sa compagnie Ex-Machina.

Créée en 1994, Ex-Machina se veut combiner la danse, la musique, le multimédia et regroupe entre autres comédiens, auteurs, scénographes, acrobates, scientifiques et peintres.
 

L’exposition a été créée en 2015 grâce à une idée originale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec qui s’inspirait de l’essai La bibliothèque, la nuit d’Alberto Manguel, auteur canadien né en Argentine et co-concepteur du projet. Dans cet essai, l’auteur considère la bibliothèque, privée ou publique, comme une construction philosophique. Reflet de nos goûts, de notre personnalité, de notre société, la bibliothèque n’est pas seulement la demeure des livres mais devient, la nuit, un lieu de rêves.
 

Partez donc à la découverte les dix plus belles bibliothèques du monde, réelles ou imaginaires, à travers ce voyage mystérieux. L’exposition commence avec du très concret, puisque le spectateur est invité à découvrir une reconstruction de la bibliothèque d’Alberto Manguel.

Puis il se retrouve dans une forêt qui est la porte d’entrée vers un monde onirique : muni d’un casque de réalité virtuelle, le spectateur visite les célèbres bibliothèques de Sarajevo et d’Alexandrie, aujourd’hui disparues, ou encore la bibliothèque sous-marine du Nautilus, imaginée par Jules Vernes dans 20 000 lieues sous les mers, en passant par la bibliothèque du Parlement à Ottawa ou celle du temple Hase-dera au Japon.

L’exposition canadienne est également enrichie d’une quarantaine de pièces issues de la collection de la BnF ou de prêts d’artistes contemporains qui viennent appuyer la réflexion d’Alberto Manguel.
 

La Bibliothèque, la nuit
du 16 mai au 13 juin 2017
Site François-Mitterand
Tarif plein : 10,60 €. Tarif réduit : 8,60 €