Les raisons d'une écriture numérique et créative

Clément Solym - 24.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - litterature - numérique - creation


Nous avions eu l’occasion de signaler la table ronde, organisée par l’atelier français, autour d’une thématique intrigante : Littérature et numérique : vers quelles écritures ? Tout l’enjeu était de cerner les nouvelles approches créatives pour l’auteur. « Quelle est la marge créative de l’écrivain dans la production d’un livre-application ? S’agit-il encore d’édition quand il s’agit d’orchestrer la création d’un livre enrichi qui contient tant des contenus écrits que vidéo et audio ? »

C'est à SoBookOnline qu'il est revenu d'assister à ce rendez-vous.



Je déteste l’Oulipo, cette littérature formelle pour universitaires et calembouristes de haute voltige, infestée par le langage spéculaire, qu’on retrouve aujourd’hui dans la génération automatique de textes, trop occupée à montrer qu’elle rit et qu’elle peut être légère pour qu’on ne la soupçonne pas d’être trop sérieuse.

Littérature pourtant nécessaire, qui rappelle tout ce qu’on ne doit pas faire (« un mal pour un bien ») : littérature fascinée par ses mécanismes, sans histoires à raconter.

Oulipiens, poètes du Grand Jeu, Nouveaux romanciers, des complices auxquels je préfère la profonde légèreté des Histoires comme ça de Kipling ou les essais fantaisistes de Chesterton (« Du bonheur de n’avoir qu’une jambe »).

Alors quand Alexandra Maesser (Paris 8) a commencé par évoquer les affreux 100 000 milliards de poèmes, un des fantasmes du livre infini (Borges), pour donner à voir une histoire de la littérature expérimentale, au cours du séminaire Littérature et numérique : vers quelles écritures ? de l’Atelier français ce jeudi 21 avril (#atfr sur twitter), j’ai eu peur.

La littérature numérique, sous le patronage de Queneau…#ausecours, c’est rappeler qu’elle s’élaborerait surtout dans les labos de recherche (ce qui, hélas, est encore trop le cas). Heureusement, Alexandra Maesser est pleine de charme(s) : petit accent, intelligence, douceur ; ne pas l’écouter serait insulter la Beauté. ;)


Un compte-rendu intéressant avec des notions qu'il faut désormais posséder pour évoquer les questions relatives à la lecture numérique
  • Le niveau ergodique (immersion corporelle)
  • Le niveau noématique (immersion intellectuelle)

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