Les ruines du palais de la reine de Saba enfin découvertes ?

Clément Solym - 10.05.2008

Culture, Arts et Lettres - Expositions - palais - reine - Sabat


Une équipe d'archéologues allemands vint d'affirmer avoir découvert les vestiges du palais de la légendaire reine de Saba à Axoum, en Ethiopie, selon un communiqué de l'Université de Hambourg. Les restes de ce palais, datant du Xe siècle avant Jésus Christ, ont été retrouvés sous d'autres vestiges, ceux du palais d'un roi chrétien.

Un édifice détruit par le roi Menelek :

Le palais de la reine aurait été détruit par le roi Menelek, le fils qu'elle a eu avec le roi Salomon d'Israël, et reconstruit de manière à être orienté vers l'étoile de Sirius dont il était adorateur, selon la même source. Les recherches à Axoum en Ethiopie ont débuté en 1999. Elles tentent de cerner les origines de l'Ethiopie et de l'église orthodoxe d'Ethiopie.

Une nouvelle qui reste douteuse :

Le quotidien allemand Die Welt reste cependant sceptique quant à cette découverte. Après enquête, l’affaire semble bien plus complexe. Il se pourrait que toute cette histoire suive un scénario rédigé en plus haut lieu. L’université de Hambourg a annoncé que ses chercheurs auraient retrouvé le palais de la reine de Saba qui serait aussi le lieu où aurait été un temps conservée l'Arche d'alliance.

Depuis 1999, le Pr Helmut Ziegert, de l'Institut d'archéologie de l'université, mène des fouilles sur le site d'Aksoum, dans le nord de l'Ethiopie. La fondation de cette cité, capitale politique et religieuse d'un empire du même nom, aurait été contemporaine de la naissance du Christ.

Une équipe d’archéologues convaincus de leur découverte :

Ziegert et son équipe s'intéressent aux débuts de ce lointain empire et de son Eglise orthodoxe éthiopienne, proche de l'Egypte copte. Sous le palais d'un dirigeant chrétien d'Aksoum plus tardif, les archéologues ont découvert une structure qu'ils datent du Xe siècle av. J.-C. Ziegert en est persuadé, "c'est le palais de la reine de Saba, par la datation, l'orientation et les détails que j'y ai trouvés". Mais ces affirmations restent très controversées dans les milieux scientifiques.

Mais des voix contradictoires s’élèvent :

Iris Gerlach, qui travaille à Sanaa pour le département Orient de l'Institut archéologique allemand, est sceptique. Selon elle, le centre religieux de Saba ne se serait pas trouvé en Ethiopie, mais de l'autre côté de la mer, à Sirwah [sur le territoire de l'actuel Yémen]. Vers 800 av. J.-C., des centres politiques se formèrent dans la région, dans les oasis alimentées par l'écoulement des eaux venues des hauts plateaux.

Iris Gerlach se refuse à tout sensationnalisme. Elle ne fait mention ni de l'Arche ni de la reine, entre lesquelles l'Ancien Testament établit un lien. Son collègue Ricardo Eichmann le dit lui sans détour : "La reine de Saba est aussi vraie que le roi Arthur."

Par leurs réserves vis-à-vis du témoignage de la Bible, les deux chercheurs rejoignent de nombreux théologiens et exégètes. L'Ancien Testament décrit effectivement la reine de Saba : "Elle arriva à Jérusalem avec une suite fort nombreuse, et avec des chameaux portant des aromates, de l'or en très grande quantité et des pierres précieuses." Mais, depuis, l'idée que les puissants rois David et Salomon puissent n'avoir jamais existé est communément admise.

La pensée que l'on puisse donc admirer en Ethiopie le lieu où le peuple d'Israël conserva autrefois le témoignage de son alliance avec Yahvé appartient davantage à la rumeur qu’à des démonstrations scientifiques.




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