Libération voit son édition du samedi bloquée

Clément Solym - 22.02.2009

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Libération - édition - samedi


Le quotidien national Libération éprouve un mal fou à se défaire d’une de ses employées : Florence Cousin. Après avoir tout tenté pour éviter que les syndicats n’instrumentalisent ce licenciement, le SGLCE (Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite), faisant partie du syndicat du Livre-CGT, a réussi à bloquer la parution du journal hier samedi.

Et pourtant, Libération avait signé un accord avec la tête du syndicat la semaine dernière. Florence Cousin voyait ainsi tripler ses indemnités de licenciement (arrivant ainsi à 70 000 €). Mais, en plus le quotidien lui finançait intégralement une formation longue et s’engageait à poursuivre l’outplacement jusqu’à son reclassement effectif.

Toute la bonne volonté de Libération n’a servi à rien. Florence Cousin a même commencé une grève de la faim au sein du journal ! Laurent Joffrin, co-président du directoire du journal, se retrouve démuni face à tant d’exigences. Il se retrouve en plus dans un conflit d’intérêts entre les instances fédérales du Livre-CGT, qui valident l’accord, et une des branches de ce syndicat, le SGLCE. Comble d’ironie, il s’avère que Florence Cousin n’a plus payé sa cotisation syndicale depuis 2003 !

Samedi matin, marquant son exaspération, la direction de Libération a publié un communiqué pour montrer toute sa bonne foi dans cette affaire. Intitulé « Chantage sur Libération », ce texte fait l’historique des faits tout en adoptant un ton ferme.