Lire en fête à La Villette : des lectures pour les enfants

Clément Solym - 12.10.2008

Culture, Arts et Lettres - Salons - lire - fête - Villette


Magnifique journée où lire était une fête à la Villette, où des dizaines d’enfants n’ont pas hésité à abandonner l’aire de jeux la plus excitante de Paris à quelques mètres de là, un chaud soleil inespéré pour aller lire, écouter et voir des histoires.

Des lectures enchanteresses

Après avoir décroché des marshmallows du corps d’énigmatiques danseuses, nous nous sommes perdus au petit musée des oubliettes dont nous ne voulions plus sortir, au loin résonnait la mélopée inspirée d’un slameur.

Mais attardons-nous sur une lecture magnifique à laquelle nous avons assisté dans une salle comble. Une première lecture du Prince Tigre de Chen Jiang Hong a causé bien des frayeurs à des enfants dès trois ans. Les projections des dessins de l’album sur un grand écran en arrière-plan de la lectrice, Suliane Brahim, ont plongé les auditeurs au cœur de l’histoire aux côtés du jeune prince élevé par une terrible tigresse.

C'est l'histoire d'un cheval...

La seconde histoire a commencé tristement sans projection ; L’histoire du cheval magique de Han Gan n’arrivait pas à faire taire une petite fille de 4 ans qui continuait à parler de la tigresse, quand un extraordinaire calligraphe, filmé en direct, a commencé à dessiner des chevaux au galop, de terribles guerriers au combat… la salle s’est subitement tue, les yeux se sont grand ouverts allant de la main du peintre à la projection sur l’écran où les chevaux prenaient vie par la main du magicien. Les textes étaient mis en lecture par François Orsoni, avec l’assistance de Pierre Nouvel, vidéaste et de Pascal Colomb, qui a mis en musique les deux histoires.


C’est donc bien « L’Écriture dans tous ses états » que se festival Codex nous a donné à voir. Il vous reste un dimanche entier pour vous y rendre.

En sortant, nous avons croisé Christine Albanel et Benoît Yvert qui visitaient les boîtes à secrets où 21 auteurs et illustrateurs pour la jeunesse dévoilaient l’intimité de leur création. Nous leur avons soufflé de prendre garde à la tigresse et aux terribles guerriers qui hantaient les lieux.