Lire en short : "Il n'y a qu'un seul enjeu, celui de la lecture"

Nicolas Gary - 26.05.2015

Culture, Arts et Lettres - Salons - Lire short - littérature jeunesse - Fleur Pellerin


Le nom de la manifestation a immédiatement prêté à sourire, mais la ministre assure que ses propres enfants l'ont très bien accueilli. La grande fête de la littérature jeunesse, prévue pour cet été, du 17 au 31 juillet, s'appellera donc Lire en short. Les tongs seront de rigueur, si l'on se trouve en bord de plage. 

 

 

Fleur Pellerin Lire en short littérature jeunesse

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

C'est une première édition, et déjà, elle réunit un nombre considérable d'initiatives : projets itinérants, actions déjà existantes, le tout articulé autour de 45 évènements labélisés par le Centre national du livre et 4 scènes nationales à travers Marseille, Bordeaux, Cergy-Pontoise et Fécamp. Que ce soit pour les plus jeunes, ou à destination des adolescents, Lire en short se veut une manifestation tournée avant toute chose vers la lecture. 

 

Présenté ce matin dans les salons de la rue de Valois, l'ensemble de la campagne se tourne vers les enfants, « associée à la saison que les jeunes préfèrent, c'est-à-dire l'été », précise la ministre. Ceux qui n'ont pas la chance de partir seront d'ailleurs « le plus au cœur de l'opération », certifie la ministre, Fleur Pellerin : « Chaque livre qu'elle [la manifestation, NdR] placera entre de jeunes mains marquera sa réussite. »

 

 

 

Plus de 600 événements sont déjà référencés sur le site internet, et certainement d'autres interviendront, et chacun disposera d'un kit de présentation et de communication. Pour les 45 événements labellisés, un soutien financier est apporté aux différents acteurs engagés – médiathèques, associations, librairies ou encore mairies, offices du tourisme et maisons de la poésie. Ils se retrouveront sur l'ensemble du territoire, jusqu'à Nouméa. 

 

Pour exemple, on retrouvera des ateliers « pop-up », concerts dessinés, rencontres pour découvrir auteurs et illustrateurs, goûters littéraires, lectures au bord des piscines, des plages et des lacs, « bobines à histoires » qui mêlent littérature et cinéma, bibliobus, « triporteurs-bibliothèques » et « bouquincyclettes ». En outre, « 27 projets sont en direction des publics qui ne partent pas en vacances, dans des villes moyennes ou petites (Bobigny, Arras, Épinal, Tours, Pau, Clermont-Ferrand...) ».

  

Le site présente d'ores et déjà de nombreuses informations, pour organiser ses vacances, en short, en fonction des événements qui auront lieu.

 


 

Selon les données d'une enquête réalisée par le CNL, 46 % des jeunes lisent moins, alors que 54 % voudraient lire plus. Lire en short souhaite donc leur donner l'occasion de ces lectures, durant une période où ils auront le temps de s'y plonger. 

 

 

 

 

Lire en short représente un investissement de 500.000 € pour le CNL, avec l'apport des partenaires privés en nature et des collectivités territoriales qui accueilleront ces manifestations. L'opération sera une parenthèse dans l'été, mais la ministre souligne que d'autres opérations existent au cours de l'année. « Ce qui nous paraissait important, c'est d'organiser cette fête sur une durée limitée, pour bien engager les acteurs au même moment », indique Fleur Pellerin. Et s'assurer que la mobilisation de tous soit totale au cours de cette période. « C'est le grand événement phare, en plein cœur de l'été, et surtout qui s'adresse à des jeunes qui n'ont pas la chance de partir en vacances. »

 

« Je veux d'ores et déjà rendre hommage à tous ceux qui se mobilisent pour faire de cette fête un succès partout en France. Créer un événement national est un défi audacieux. L'engouement rencontré depuis plusieurs mois auprès des professionnels du secteur, de tous ceux qui sont au contact des jeunes l'été montre que « Lire en short » répond à une attente. » Fleur Pellerin

 

Et Lire en short alors ? « Cela montre bien notre esprit, un peu décalé, de ne pas du tout donner une image institutionnelle de cette fête, d'avoir une approche qui vienne aussi des territoires. Démontrer que l'on ne se prend pas au sérieux, même si le but est extrêmement sérieux, parce que la lecture est quelque chose de très sérieux. » Une manière de reprendre « les codes des jeunes », en somme, « d'être dans l'époque, de vouloir faire un clin d'œil, d'être un peu drôle ». 

 

 

Lire en short fête littérature jeunesse

ActuaLitté, CC BY SA 2.0