Littérature et presse, Montreuil n'en fait que pour les jeunes !

Clément Solym - 29.11.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - salon - livre - presse


Évidemment : ils sont choux, un peu révoltés, mais ça leur passera, et surtout, le secteur jeunesse est en pleine évolution depuis des années - une raison à chercher outre-Manche, notamment, avec la saga Potter, et prolongée outre Atlantique, avec Twilight.

Selon la directrice du Salon, Sylvie Vassallo, le cas de Potter tient autant au livre qu'aux films : « Une véritable porosité existe entre cinéma et littérature et les ventes de livres augmentent de 30 à 40 % avec les sorties en salles. »

On dénombrerait 59,1 millions de livres jeunesse vendus entre octobre 2009 et septembre 2010, avec 31 % de poche selon les données LivresHebdo/Ipsos, et malgré le 1er trimestre 2010 vacillant, le marché représente 14,6 % du CA global de l'édition. De quoi vous poser un homme tout de même.

Et justement, à Montreuil, il n'y en aura que pour la jeunesse du 1er au 6 décembre, avec le Salon du livre et de la presse jeunesse. Les plus grands seront présents, Casterman, Bayard, Sarbacane ou encore Les Petits Platons, pour promouvoir leurs littératures et leurs journaux. D'ailleurs, toute la profession se réjouit toujours de cet événement. Et cherche le futur Potter qui engendrera 450 millions d'exemplaires écoulés de par le monde - dont 26 millions en France.

Ici plus qu'ailleurs, c'est la fiction qui remporte la mise (21 % de la production totale), avec des vampires particulièrement prisés et du fantastique assez tendance. Un secteur où la maison Bragelonne a décidé de se distinguer avec la création d'une collection dirigée par Barbara Bessat-Lelarge, Castelmore. (notre actualitté)

Pour parler de chiffres, chez Albin Michel, on a totalisé 500.000 ventes avec Percy Jackson, quand chez Casterman, le secteur devrait augmenter de 9 % en regard de 2009, à 24,6 millions €. La production reste cependant stable, avec un petit + 0,5 %, soit 8.368 titres en 2010, avec cependant un net recul des documentaires (moins de 7 % de la production) et de l'éveil (moins de 1 %).

Reste que les enfants ont encore à lire, et la dernière enquête menée en 2009 montrait que 26 % des garçons de 15/24 ans, n'avaient pas ouvert un bouquin au cours des 12 mois passés, alors que seuls 15 % des filles entraient dans ce cas de figure. Il faut encore accentuer la présence de la lecture à l'école, alors que la part de littérature jeunesse s'amenuise comme peau de chagrin...