Livres, CD, DVD : La Poste créé la Lettre Mini Max, moins chère

Clément Solym - 10.02.2009

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - poste - livres - lettre


Désormais, plus d'angoisses une fois arrivé à votre bureau de Poste, avec quelques livres à expédier : après avoir lancé une opération permettant d'imprimer ses timbres à domicile, la Poste vient d'appliquer les recommandations de l'Arcep sur les colis de moins de 1 kg, pour les livres, CD et DVD.

Vive la lettre Mini Max ?

Ainsi a été créée la lettre Mini Max, permettant de conserver quelques euros au moment de l'envoi, puisqu'un pli de 100 g sera facturé 1,5 € au lieu du redoutable Colissimo à 5 € et quelques... De même, le pli parviendra plus vite, à J+1.

Pour l'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, « une telle offre était nécessaire pour permettre l'envoi d'objets dont la valeur ne justifie pas le recours à un produit plus cher tel que le Colissimo ». En contrepartie, le prix des Colissimo a été augmenté uniquement parce que « le consommateur bénéficie d'un tarif abordable pour l'envoi des petits objets tels que les CD, les DVD ».

Nouveaux tarifs et indemnité

Mis en vigueur à compter du 1er mars, les tarifs de lettre Max mini, seront les suivants : 100 g (maximum): 1,5 € ; jusqu'à 250 g : 2,5 € : le tout avec un seuil maximum de 4,5 €. Toutefois, quelques consignes sont à respecter : les proportions, rectangulaires devront être de 90x140mm jusqu'à 234x334mm ou carrés 140 mm et 234 mm. Le tout avec une épaisseur de 20 mm. Le destinataire sera taxé de 4 € en sus, si l'un de ces critères n'est pas respecté.

Si une indemnité de 23 € est prévue en cas de perte ou de dommage, l'Arcep explique clairement que cette idée est conçue pour améliorer les échanges entre consommateurs, à travers des sites comme eBay ou Priceminister. D'autre part, on ne pourra pas la télécharger depuis chez soi et le passage au bureau de Poste est donc obligatoire.

Le ecommerce d'occasion, mais pas les professionnels

Un point chiffonnera tout de même l'habitué : bon nombre de livres sortis en première édition pèsent plus de 500 g et les éditeurs qui font parvenir aux journalistes des services de presse rigoleront sous cape de ces nouveaux tarifs, clairement pas adaptés à leurs besoins. De même, on regrettera qu'à cause des proportions imposées, la BD ne puisse pas être concernée, pas plus qu'un certain nombre d'ouvrages : 20 mm, c'est résolument trop peu...