Louis Ferdinand Céline, à vendre

Clément Solym - 29.03.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - louis - ferdinand - céline


En dépit des polémiques lancées et relancées régulièrement sur le compte de Louis-Ferdinand Céline. Ses œuvres ne perdent pas de leur valeur, bien au contraire.

En plus d’être un immonde facho et collaborateur, Céline est l’un des plus grands auteurs du XXe siècle. C’est bien connu. Si bien que lorsque l’on a retrouvé récemment quelques originaux de son œuvre, ce ne sont pas une mais deux ventes aux enchères qui se sont organisées.


« A mon pote Pérard »


La première a eu lieu la semaine dernière à Saint-Etienne, elle proposait parmi les trésors de la collection de l’historien lyonnais Michel Carlat, deux textes de Céline, signés (« à mon pote pérard ») et comportant chacun une illustration du peintre Gen Paul, qui a été ami avec l’écrivain pendant un temps.

Parmi les deux textes : une édition originale du Voyage au bout de la nuit qui a été adjugée à 4 200 euros et une autre de Mort à crédit, qui est partie pour la maudite somme de 41 000 euros, selon zoom d’ici ! On rappelle que l’ouvrage était estimé au départ entre 6000 et 7000 euros. C’est donc une excellente vente qui a été réalisée.

Seconde vente à l’hôtel Drouot

Prévue le 17 juin prochain, la deuxième vente proposera près de 250 articles ayants appartenus à l’auteur, dont deux éditions originales du Voyage et une de Mort à crédit de 1936 estimée entre 60 000 et 80 000 euros. Bah oui, après le coup de la dernière vente, on monte les prix.


Il faut dire qu’il s’agit d’une édition de luxe, imprimée sur japon impérial HC (hors commerce) et donc une édition non censurée des passages qui ont fait polémiques, selon l'AFP.

La vente proposera également un ouvrage de médecine : De la quinine en thérapeutique, qui est le seul que Céline, médecin, ait publié en dehors de sa thèse de doctorat.

Bien sûr, si on se l’arrache, ce n’est pas parce que l’on admire l’homme, mais bien l’œuvre. C’est du moins ce qu’affirme Frédéric Brossat, le commissaire-priseur de la vente de Saint-Etienne : « Tous ceux qui l’aiment disent l’aimer pour son écriture, qui reste très moderne. Malgré toutes les polémiques et le parfum de soufre qui l’entoure, il reste un écrivain captivant. », selon le Progrès.

Qui dit mieux ?