Malraux, Israël et BHL

Clément Solym - 02.11.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - Goncourt - ministre - romancier


 Un colloque, organisé l'Ambassade de France en Israël présente pendant deux jours les rapports entre l'écrivain André Malraux et le judaïsme.

 C'est donc à cette occasion que Bernard-Henri Levy (BHL) a déclaré dimanche : « Malraux était passionné pour l'aventure d'Israël et celle du peuple juif ». Le colloque, intitulé « Malraux et ses harmonies juives » se penchera sur « Le mythe juif chez Malraux », « Le sionisme de Malraux, dernière illusion lyrique ? » ou encore « L'intérêt de Malraux pour les Juifs : une lubie romantique ? ». De nombreux universitaires français et israéliens divagueront paisiblement à cette occasion.


BHL est donc parmi ceux-ci. Il a présenté le projet avorté de l'écrivain consistant à prendre la tête d'une « Brigade de combattants israélites » en 1956 pour défendre Israël face à l'Égypte. Selon l'homme aux initiales, Malraux aurait déclaré à Shimon Peres en 1967 : « si j'étais plus jeune, je me serais engagé dans Tsahal » (l'armée israélienne).

Levy n'a pas oublié les zones d'ombre dans la relation difficile entre Malraux et Israël, notamment ce qu'il a qualifié de « voyage manqué », l'auteur de l'Espoir ayant annulé par deux reprises une visite prévue en Israël.

André Malraux fut Prix Goncourt en 1933 pour La Condition Humaine. Résistant, romancier, « voleur de Banteay Srei », ministre d'État, Malraux est aussi, selon sa compagne Clara, un escroc permanent. « Un grand mythomane » pour Olivier Todd. S'il n'était « pas dupe une seconde » selon Paul Nothomb, il se pourrait que BHL, lui, le soit.