Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Milan Kundera, prix de la BnF 2012, le temps d'un dîner

Clément Solym - 29.05.2012

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Milan Kundera - BnF - récompense


À l'occasion du dîner des mécènes qui se déroulera le 11 juin, la BnF et le Cercle de la BnF vont organiser pour la cinquième année une collecte de fonds destinés à permettre l'achat des archives de Michel Foucault, « classées Trésor national », explique l'établissement. 

 

Une fois attablés, les convives seront amenés à « soutenir l'acquisition d'une oeuvre majeure pour les collections nationales », poursuit l'établissement. Petit retour sur le père Foucault :

L'influence de Michel Foucault (1926-1984) sur la réflexion contemporaine a été et demeure considérable. Ses archives couvrent près de quarante années de travail philosophique intense. De sa belle écriture, d'innombrables notes de lectures, des milliers de pages de préparation à ses cours ou à ses fameuses conférences, divers états de ses livres dont le magnifique manuscrit des Aveux de la Chair, son dernier ouvrage resté inédit, font revivre la pensée perpétuellement en mouvement de celui qui fut un lecteur assidu de l'ancienne « BN » de la rue de Richelieu.

  

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Ne confondons pas cependant ces dîners avec la politique de mécénat qui a permis le rachat de L'histoire de ma vie, de Giacomo Casanova, pour lequel le généreux donateur est toujours inconnu. 


Les dîners de la BnF ont permis depuis plusieurs années d'acheter plusieurs oeuvres essentielles : le manuscrit enluminé de la Vie de sainte Catherine en 2011, les notes et dessins de Paul Valéry en 2010 et les archives de Guy Debord en 2009.

 

D'autre part, c'est toujours à l'occasion de ce dîner que pour la 4e année, le prix de la BnF sera, pour l'édition 2012, attribué à Milan Kundera. Pour Bruno Racine, président de la BnF : « Avec Milan Kundera, ce n'est pas seulement une œuvre considérable que la BnF couronne, mais aussi l'amour de notre langue dans sa dimension universelle. »

 

Doté d'une enveloppe de 10.000 €, ce prix est également accompagné d'une bourse de 8000 € décernée cette année à Mme Nahed Ojjeh, pour encourager « des travaux de recherche universitaire (master ou doctorat) sur le travail de l'écrivain lauréat du prix ».