Mitterrand : Le Mexique prend la culture en otage

Clément Solym - 15.02.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - mitterrand - cassez - mexique


« À partir du moment où ce n'est plus une affaire de culture uniquement, mais une affaire d'État, c'est à l'État de décider ce qu'il doit faire et donc au président de la République de dire ce qu'il en est », aura donc déclaré le ministre Frédéric Mitterrand, suite à l'annonce du retrait du Mexique de l'année qui lui était dédiée en France.

Depuis ce matin, le ministère des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué : « Nous avions été invités à un événement culturel et cela devient un hommage à une ravisseuse. » Hors de question dans ces conditions de prendre part à cette manifestation culturelle, estime alors le gouvernement. (notre actualitté)

« À la lumière des déclarations du président Sarkozy, le gouvernement du Mexique considère que n'existent pas les conditions pour que l'année du Mexique en France soit menée à bien de manière appropriée et que soit mis en oeuvre l'objectif pour lequel elle avait été conçue. »

Pour Frédéric Mitterrand, la réaction du Mexique est « une façon de prendre en otage la culture », rapporte l'AFP. « Manifestement, ce sont les autorités mexicaines qui ont décidé de supprimer l'Année du Mexique (...), à partir du moment où elles décident de se substituer aux décisions à caractère culturel, c'est une affaire d'État », ajoute-t-il.

Pour l'avocat de Florence Cassez, qui est l'enjeu de toute cette tension diplomatique, l'otage, c'est bien elle. « On n'a même pas eu le temps (...) de présenter la demande. Le président (Sarkozy) l'a annoncé hier, ils nous ont répondu non. Il y a quand même des procédures à respecter. Elles n'ont même pas été encore engagées, et les Mexicains disent non. »

En effet, le président comptait demander le retour de Florence en France.

Frédéric Mitterrand précise : « La France n'abandonne jamais ses ressortissants, le procès de florence Cassez s’est déroulé dans des conditions suspectes. » (via France Info) Et de conclure : « C'est le cas de Florence Cassez, dont on sait que le procès s'était déroulé dans des conditions suspectes. »