Mohammed Aïssasoui, prix RFO 2010

Clément Solym - 26.11.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix - rof - aissaoui


Hier soir, fut remis avec beaucoup d'émotion, le prix RFO 2010. L'occasion de poursuivre les hostilités mondaines et autres petites joyeusetés de ce genre, au coeur même de la communauté germanopratine. Passionnant !

Mais sans abuser de votre temps, voici donc le lauréat : Mohammed Aïssaoui, critique au Figaro littéraire, récompensé pour son livre l'Affaire de l'esclave Furcy.


Mohammed Aïssaoui et Laure Adler

Et quand on vous dit avec beaucoup d'émotion, ce n'est pas vraiment une figure de style. Parce que l'auteur, hier, présentait une véritable humilité et une reconnaissance qui semblait sincère.

Le Goncourt s'est aussi passablement fait égratigner par la présidente, Laure Adler, qui n'oublie pas de souligner les enjeux littéraires et bien plus encore, qui se décident dans le prix RFO. Et chez eux, on « ne décerne pas un prix en une minute vingt-neuf comme certains autres », parce que, oui, on délibère, chez RFO...

Petite minute amusante, quand le lauréat explique qu'avec cet ouvrage, la question qui est le plus souvent revenue était de lui demander, non sans humour, « pourquoi un Arabe s'intéressait à un Noir »... Peut-être pour en saisir la nuance faut-il lire son livre...

Reste qu'après le prix Renaudot essai, c'est un nouveau prix pour Mohammed.

Présentation par l'éditeur
Le 16 mars 2005, les archives concernant " L'affaire de l'esclave Furcy " étaient mises aux enchères, à l'hôtel Drouot. Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l'abolition de 1848. Cette centaine de documents - des lettres manuscrites, des comptes rendus d'audience, des plaidoiries - illustrait une période cruciale de l'Histoire. Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d'octobre 1817, dans l'île de la Réunion que l'on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d'instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.
Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris. Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n'a laissé aucune trace, ou si peu. J'ai éprouvé le désir - le désir fort, impérieux - de le retrouver et de le comprendre. De l'imaginer aussi.



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