Les bibliothèques sont les invitées d’honneur du FiL

Justine Souque - 28.09.2015

Culture, Arts et Lettres - Salons - Montréal litérature - bibliothèques usagers - Festival international littérature


À Montréal, l’équipe du FiL (Festival International de Littérature) propose du 24 septembre au 4 octobre une programmation qui met en scène la créativité littéraire québécoise, supervisée par la directrice générale, artistique, et des communications Michelle Corbeil. Dans ce cadre, plus de 50 évènements sont proposés, la plupart gratuitement : spectacles, expositions, projections, débats, activités ludiques, et remises de prix littéraires... Parmi toutes ces animations, un fil conducteur se distingue : la vocation et l’avenir des bibliothèques. 

 

  

 

 

La couverture du fascicule du FiL (une photographie de l’ancienne bibliothèque de Cincinnati détruite en 1955) illustre bel et bien cette thématique de l’édition 2015, ou plutôt, pour reprendre l’expression de Michelle Corbeil, cette « obsession ».

 

Car il y aurait une double urgence : rappeler à quel point les bibliothèques sont essentielles à la diffusion des savoirs et des émotions, mais aussi tirer l’alarme quant à leur disparition, à l’ère où des sites culturels sont menacés, notamment par les récentes attaques islamiques. 

 

On a suivi le FiL sur trois évènements qui ont valorisé ces enjeux, réunissant professionnels et amoureux du livre : à la Grande Bibliothèque de Montréal, un voyage littéraire et visuel intitulé « Le paradis n’est-il pas une bibliothèque ? » explorant ce lieu en tant que topos de romans et d’œuvres cinématographiques ; une rencontre au Café philosophique à l’ARTVstudio autour de la question provocante « faut-il brûler nos livres ? », ou comment nous pourrions envisager l’objet-livre dans nos bibliothèques privées et publiques. 

 

Et enfin, le rendez-vous de la microbibliothèque du FiL, installée dans les Jardins Gamelin grâce au partenariat entre l’organisme d’innovation sociale Exeko et le FiL, un espace éphémère conçu par Judith Portier afin de favoriser l’accès aux livres et aux ateliers d’écriture à des populations marginalisées. 

 

Aux quatre coins de Montréal, le FiL offre tous les jours au plus grand nombre un projet culturel, certes, mais aussi éminemment citoyen. La ville se transforme alors en une immense et accueillante maison du livre où, pendant toute la semaine, nous vivons au rythme des pages que l’on tourne.