Mort annoncée du plus grand festival littéraire au Québec ?

Clément Solym - 09.09.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - fil - subvention - menace


Voilà quelques jours, le Festival international de la littérature apprenait que la subvention qui lui est octroyée par le Patrimoine canadien ne serait pas renouvelée. Une somme versée traditionnellement depuis 2002, et qui pour l'édition à venir, risque de cruellement faire défaut.

L’attaché de presse du ministre James Moore, Sébastien Gariépy, avait expliqué la situation économique peu reluisante : « Le nombre total de demandes dépasse largement les fonds disponibles et le ministère doit faire des choix. »

Mais pour la présidente de l'UNEQ, Danièle Simpson, cela ne se peut : « La direction des programmes parlait de résultats mesurables et tangibles pour expliquer sa décision. Or, le FIL existe depuis 17 ans et est devenu un incontournable rendez-vous culturel annuel. De plus, il fait partie des rares organismes artistiques à n’avoir jamais de déficit.


L’an dernier, le taux d’assistance aux événements était de 84% et le festival présentait un surplus budgétaire, signe à la fois de sa popularité et de son excellente gestion. Parmi les 10.000 demandes d’appui à des festivals que le ministère fédéral dit avoir reçues, combien peuvent se targuer d’une feuille de route aussi exemplaire ?
»

Ainsi, la manifestation se retrouve désormais menacée - la coupe représente 13 % de son budget de fonctionnement. Pour l'UNEQ, la décision a été prise sans raison valable, mais surtout « sans avoir, auparavant, fait part à la direction du FIL des critiques que le Ministère aurait pu avoir à son égard ». Et si personne ne fait machine arrière, le Québec, et sa littérature se dirigent vers la fin d'un de ses plus importants festivals.

Au programme sont invités quelque 200 écrivains et artistes.