Natsu Miyashita, Prix Émile Guimet de littérature asiatique 2019

Nicolas Gary - 03.07.2019

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Natsu Miyashita - Emile Guimet - littérature asiatique


Pour la troisième année consécutive, à l’issue de la réunion d’un jury composé de personnalités extérieures, le MNAAG décerne le Prix Émile Guimet de littérature asiatique. C’est l’ouvrage Une forêt de laine et d’acier de la Japonaise Natsu Miyashita qui a été désigné lauréat.




 

Publié chez Stock et traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon, ce « roman d’apprentissage » nous ouvre les portes d’un univers peu connu, celui des accordeurs de pianos. Témoignage d’une quête sensible à la beauté du monde, cet ouvrage finaliste du prestigieux Prix Naoki a reçu le prix des Libraires 2016 au Japon, où il est considéré comme un véritable phénomène avec plus de 500 000 exemplaires vendus.


D’octobre 2018 à février 2019, le comité de sélection interne du musée, associant agents d’accueil et de surveillance, administratifs, personnel de la librairie, hommes et femmes, de tous âges, s’est réuni pour une présélection de cinq ouvrages.

Les cinq œuvres ont été retenues à partir des dix-sept ouvrages reçus qui illustrent la formidable diversité des ouvrages parus dans les deux années précédentes.


Les membres du jury, présidé Adrien Goetz de l’Académie des Beaux-Arts, étaient Pierre Singaravelou (historien, Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Eun-Jin Jeong (Inalco), Brigitte Nicolas (Musée de la Compagnie des Indes de Lorient), Isabelle de Vendeuvre (ENS) et Nina Martinet (ICI Librairie).

Le jury 2019 a choisi le livre de Natsu Miyashita comme troisième récipiendaire du Prix Émile Guimet de littérature asiatique.


Née dans la préfecture de Fukui en 1967, Natsu Miyashita se passionne très tôt pour la littérature. Après des études de philosophie, elle écrit plusieurs nouvelles et romans qui suscitent l’enthousiasme des libraires et critiques.
« Si le piano était capable de faire ressortir la beauté tapie dans l’ombre pour me la rendre audible, alors j’accepterais volontiers de m’en faire le serviteur. »
 

[Extrait] Une forêt de laine et d'acier de Miyashita, Natsu


Le Prix Émile Guimet de littérature asiatique a été créé en 2017, il récompense un ouvrage d’un auteur asiatique traduit et publié en France dans les deux années précédentes. Le premier prix a été décerné en 2017 à Delhi Capitale de Rana Dasgupta paru chez Buchet/Chastel, le deuxième a récompensé en 2018 Au soleil couchant du romancier coréen Hwang Sok-Yong édité par Philippe Picquier.

À travers la création du Prix Émile Guimet de littérature asiatique, c’est à la fois à l’auteur des Promenades japonaises, à l’infatigable explorateur ainsi qu’à l’amoureux des civilisations de l’Extrême-Orient auquel le musée rend hommage. Le musée poursuit ainsi sa volonté de mettre en valeur la culture asiatique sous toutes ses formes artistiques et s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement du fondateur du MNAAG en faveur de la littérature.



Natsu Miyashita, trad. Mathilde Tamae-Bouhon – Une forêt de laine et d’acier – Stock – 9782234083370 – 20 €

Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones


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Pour approfondir

Editeur : Stock
Genre :
Total pages : 242
Traducteur : mathilde tamae-bouhon
ISBN : 9782234083370

Une forêt de laine et d'acier

de Natsu Miyashita

" Un parfum de forêt, à l'automne, à la tombée de la nuit. Le vent qui berçait les arbres faisait bruisser les feuilles. Un parfum de forêt, à l'heure précise où le soleil se couche. A ceci près qu'il n'y avait pas la moindre forêt alentour. Devant mes yeux se dressait un grand piano noir. Pas de doute possible : c'était bien un piano, laqué et imposant, au couvercle ouvert. A côté se tenait un homme. Il m'adressa un regard furtif, sans un mot, avant d'enfoncer une touche du clavier. De la forêt dissimulée dans les entrailles de l'instrument s'élevèrent une nouvelle fois ces effluves de vent dans les feuilles. La soirée s'assombrit un peu plus. J'avais dix-sept ans. "

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