Nobel de littérature 2010 : Mario Vargas Llosa, éternel révolté

Clément Solym - 07.10.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - nobel - litterature - 2010


Les spéculations, comme chaque année, sont allées bon train : entre les poètes suédois, les écrivains africains, les grands noms classiquement entendus, le Nobel de littérature a encore fait tourner les têtes.

À quelques heures de la grande délibération, Cormac McCarthy avait encore une cote de 3/1, tandis qu'Haruki Murakami était à 5/1. Et les trois autres des cinq plus en vue, on trouvait Ngugi wa Thiong'o, à 11/2 et Ko Un ainsi que Tomas Trastromer à 8/1. Yves Bonnefoy est tombé dans les limbes, Atiq Rahimi n'en est pas vraiment sorti, Patrick Modiano a soudainement surgi et les autres grands noms de la littérature mondiale n'ont pas fait un pli.


Amusant.

L'éditeur historique suédois, Albert Bonniers, précisait que, comme tous les ans, le seul message que l'Académie donne pour indice de son futur choix, est que le lauréat doit être le témoin oculaire de quelque chose qui a une importance pour le monde. Pas vraiment faire l'unanimité, donc, mais plutôt parvenir à un message universel. D'où le choix d'Herta Müller l'an passé...

Encore une fois, le parterre des journalistes était blindé, pour entendre le président de l'Académie annoncer la nomination de Mario Vargas Llosa, pour son engagement en littérature et tout à la fois dans l'univers politique.

Le romancier d'orginie péruvienne, naturalisé espagnol, est âgé de 74 ans...