Nobel de littérature 2014 : l'Afrique pressentie, Kundera seul Français

Cécile Mazin - 03.10.2014

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Prix Nobel - littérature lauréat - pronostics bookmakers


Alors qu'on célèbre le 50e anniversaire du refus historique, par Jean-Paul Sartre, du prix Nobel de littérature, les bookmakers s'enflamment alors que la semaine prochaine, les prix seront remis. Depuis des semaines, tout le monde tente sa chance, de droite et de gauche, pour tenter de savoir qui sera le lauréat 2014, et heureux bénéficiaire des 880.000 euros qui récompenseront l'auteur(e). 

 

 

 

Les noms sont connus, on retrouve régulièrement les mêmes : Haruki Murakami, Joyce Carol Oates, ou encore Philip Roth (en dépit de sa retraite), Salman Rushdie et d'autres, encore. Et cette année, encore, le romancier japonais, qui a publié en septembre son dernier roman chez Belfond, fait partie des grands favoris, pour ne pas dire LE favori. 

 

Pourtant, la critique littéraire Elise Karlsson, citée par l'AFP, estime qu'il « manque à ses oeuvres ce supplément de profondeur », qui font les grands vainqueurs. Les parieurs seraient donc unanimes, mais les journalistes spécialisés n'auraient pas tous la même vision du monde. Cela dit, un manque de profondeur chez Murakami, quand le Chinois Mo Yan a été récompensé l'an passé, cela prête à sourire.

 

Dans le même temps, on constate, soudainement, que seuls quatre Africains ont été primés depuis 1901, aussi quelques écrivains d'origine africaine suscitent l'intérêt. Actuellement, chez Nice Rodds, site de paris qui rassemble les pronostics de plusieurs autres, Murakami remporte l'adhésion globale. 

 

Le seul français que la liste contienne est... Milan Kundera, ce qui ne devrait pas déplaire aux éditions Gallimard, bien entendu. L'écrivain, originaire de Tchécoslovaquie a été nationalisé le 1er juillet 1981 – année de la loi Lang : selon certains astrologues que nous avons pu solliciter, avec Mars dans Neptune, ça devrait marcher...

 

Reste qu'en regard des lauréats de ces dernières années, ce n'est généralement pas une figure médiatique qui émerge de l'Académie suédoise, laquelle doit se prononcer jeudi pour la littérature.