Nuit blanche 2016 : Paris, comme un songe, à découvrir

Cécile Mazin - 30.06.2016

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Nuit Blanche Paris - Poliphile songe liver - Venise Paris livres


À l’image de Poliphile, héros du roman de Francesco Colonna, imprimé à Venise en 1499 (Le songe de Poliphile, en version française), les Parisiens sont invités à découvrir l’édition 2016 de la Nuit Blanche, à travers diverses métamorphoses. Tout comme le personnage, les visiteurs partiront dans un voyage onirique, tout comme Poliphile lui-même partit à la poursuite de Polla, son éternel amour...

 

 

 

L’affaire est extrêmement poétique, et fut présentée ce 29 juin par Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris, et Jean de Loisy, directeur artistique de Nuit Blanche et Président du Palais de Tokyo. La Nuit Blanche 2016 invitera à découvrir la capitale, le long de la Seine, de l’Hôtel de Ville à l’Île aux Cygnes et jusqu’au Paris de demain. 

 

 

Un parcours au cœur de Paris 

 

De l’Île de la Cité au Paris moderne du front de Seine, les visiteurs seront transportés dans un voyage dans le temps qui se poursuivra jusqu’au Paris de demain avec la Société du Grand Paris. En s’inscrivant dans le cœur de la capitale, articulé autour de la Seine et de ses ponts, Nuit Blanche sera l’occasion de découvrir la ville autrement avec un parcours pensé comme une cartographie symbolique qui convie le visiteur à vivre une quête amoureuse. 

 

Une Nuit Blanche en 12 chapitres 

 

Quelques jours avant l’évènement, Abraham Poincheval, artiste français, guettera l’arrivée de Nuit Blanche du haut d’un perchoir de plus de quinze mètres. Les chats emblématiques d’Alain Séchas se posteront, quant à eux, gare de Lyon à la manière d’une famille regroupée sur le quai guettant le retour d’un être cher. 

 

Imaginée en 12 chapitres, Nuit Blanche offrira aux visiteurs la possibilité de découvrir l’œuvre d’Oliver Beer, artiste britannique, sous le pont des Arts, qui mixera en direct l’écosystème sonore de la Seine. Les visiteurs traverseront au début du parcours une mystérieuse forêt mise en scène par Stéphane Thidet sur la place de l’Hôtel de Ville. D’immenses morceaux de bois flottant sur un lac gelé composeront une sculpture vivante en perpétuel mouvement. 

 

Le thème de l’amour sera au cœur de cette édition, à l’image du cœur réalisé par Fabrice Hyber pour l’affiche de Nuit Blanche. Un « atelier des cœurs brisés » distribuera des cœurs en fragments aux visiteurs qui pourront aller les faire réparer à la fin du parcours dans un grand « atelier de réparation des cœurs ». 

 

Le visiteur fera également la rencontre des sculptures à l’équilibre précaire de Bridget Polk. Au fil de la nuit et accompagnée de performeurs, l’artiste américaine ne cessera de construire et de reconstruire le long des berges de Seine des totems fragiles, résultats d’un empilement incertain de pierres défiant les lois de la gravité. À l’approche de la fin du parcours, Alain Fleischer revisitera un projet de 1979 intitulé Autant en emporte le vent, et projettera sur un immense ventilateur à proximité du pont Bir-Hakeim l’image d’une femme fixant de manière imperturbable celle ou celui qui la regardera. 

 


 

 

Gratuite et ouverte au grand public, Nuit Blanche 2016 permettra de retrouver tous les ingrédients qui ont fait le succès public et artistique de cet événement majeur parisien : une concentration d’œuvres dans l’espace public en plein air, d’artistes internationaux émergents ou confirmés et une approche coopérative avec d’autres structures ou événements culturels. De grandes institutions participeront activement au parcours comme le Musée du Quai Branly, le Pavillon de l’Arsenal ou encore le Petit Palais. 

 

 

Le programme suit :