Odéon : Luc Bondy remplacera Olivier Py (Mitterrand)

Clément Solym - 10.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - mitterrand - odeon - scene


Le remplacement d’Olivier Py nommé directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe par le metteur en scène Luc Bondy fait rage. Au point que des membres du Conseil d’administration de l’établissement avaient fait parvenir un courrier pour défendre leur actuel directeur.

Parmi les signataires, Claire Chazal, Martine Tridde-Mazloum et le metteur en scène Jean-Pierre Vincent, rapportait l’AP. « S'il est vrai que la réussite de ce théâtre nous semble due à l'attention et à la confiance renouvelée du Ministère de la Culture, il faut d'abord l'attribuer aux talents d'Olivier Py et de tous ceux qui l'entourent », assuraient-ils.

Et d’ajouter alors que « cette saison encore est un succès de fréquentation incontestable (...), qu'à côté de textes audacieux sont présents les grands textes du répertoire européen, que cette mission particulière de l'Odéon est remplie avec une inventivité remarquable depuis l'association d'auteurs européens, de commandes à de grands metteurs en scène, jusqu'à la reconnaissance de son projet, pour la première fois dans l'histoire de l'Odéon, par la Commission européenne ».

Mais depuis deux jours, ce qui n’était qu’une rumeur est devenu une réalité, alors que le ministre de la Culture, qui avait tout d’abord refusé de formuler tout commentaire, a souhaité voir Luc Bondy succéder à Olivier Py.

Frédéric Mitterrand « a rendu hommage au remarquable travail accompli par le metteur en scène et par l'ensemble des équipes du théâtre de l'Odéon, en l'assurant de son souhait d'envisager prochainement avec lui d'autres fonctions ». Mais manifestement, désire un peu de changement.

Des lauriers joliment tressés, mais qui aboutissent tout de même à un licenciement net, comme le note Rue89.

Et l’intéressé, tout bonnement abasourdi par cette nouvelle, ne comprend absolument pas qu’on ne lui donne pas l’occasion de défendre son bilan, qui à lui seul suffirait à convaincre de la réussite de la saison passée.

Et Luc Bondy ? Pour Jean-Pierre Vincent, cette idée n’est pas sérieuse. Surtout qu’il prendrait ses fonctions en mars 2012. « Je le dis d'autant plus tranquillement que j'ai le même âge : ce n'est pas sérieux. Nous avons fait notre temps à la tête de ces institutions. Il faut laisser la place à d'autres générations. » (via Le Monde)